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Actualités - Chronologie

Saïd Aouita v/s Campes (photo)

BAGDAD, 23 Juin (AFP). – Dressé sur ses ergots, «Saïd Aouita» se lance sur «Campes», encouragé par les cris des spectateurs réunis autour de l’arène aménagée dans un café populaire à Bagdad pour un combat de coqs.
Au bout de deux heures de mêlée à coups de becs et de griffes, Saïd Aouita (du nom de l’ancien champion olympique marocain) envoie au tapis à trois reprises son adversaire, le plumage en sang. Il contraint l’arbitre à arrêter le massacre. Saïd ajoute un autre trophée à son palmarès.
Au café «al-Tourath al-Baghdadi» (le patrimoine de Bagdad), les photographes bombardent Saïd Aouita de flashs et les spectateurs comblent de congratulations son propriétaire, Ibrahim Majid Abou Warda, un sexagénaire.
«Je suis fier de Saïd», dit Ibrahim, qui affirme consacrer près du tiers des 130.000 dinars (environ 87 dollars) mensuels que lui rapporte sa menuiserie pour nourrir la vingtaine de coqs de combats qu’il élève, une passion qui l’occupe depuis plus de quarante ans.

Entrée payante

En face, Ali Hélou, un riche commerçant de 57 ans, n’arrive pas à cacher sa honte, le combat de coqs étant considéré en Irak comme une question d’honneur.
«Campes (du nom d’un footballeur argentin) ne pourra plus livrer de nouveau combat avant 40 jours, c’est le règlement», lâche Ali, qui dit s’occuper de ses coqs autant que de sa famille.
Le combat de coqs en Irak est aussi assimilé à un sport en bonne et due forme, avec ses règles strictes.
En l’absence d’une association officielle, les combats sont organisés par des amateurs, pour la plupart des riches négociants et d’anciens lutteurs, boxeurs et haltérophiles, notamment dans le café «al-Tourath» où a été aménagé une arène.
Les combats se déroulent généralement le lundi et l’entrée est payante dans l’établissement où sont exposées les photos des coqs qui se sont illustrés dans ce genre de combats, vieux d’un siècle en Irak mais dont les règlements n’ont été fixés qu’en 1988.
Ainsi, les combats en huit rounds, de treize minutes chacun, sont ouverts aux coqs de moins d’un an. Ceux en dix rounds sont ouverts aux concurrents âgés de un à trois ans.

Trois ans

Après trois ans, le coq «raccroche les gants».
Une coupe est décernée au coq vainqueur et son propriétaire récolte tous les honneurs.
Le coq est déclaré vaincu par KO technique s’il est envoyé trois fois au tapis et n’arrive plus à se relever au bout d’une minute. Il l’est également en cas de fuite ou de dopage.
Le combat peut se solder par un match nul avec l’accord des deux propriétaires lorsque les deux champions sont épuisés. Il arrive aussi que le combat se termine par la mort de l’un des concurrents.
Fait inédit: un concurrent avait été déclaré vaincu pour avoir abandonné l’arène avant la fin régulière du combat. Il avait pourtant terrassé son adversaire qui ne pouvait plus se relever, a raconté Wissam Latif, qui a récemment arbitré un combat dans le café populaire à Bab al-Cheikh, un quartier ancien à Bagdad.
BAGDAD, 23 Juin (AFP). – Dressé sur ses ergots, «Saïd Aouita» se lance sur «Campes», encouragé par les cris des spectateurs réunis autour de l’arène aménagée dans un café populaire à Bagdad pour un combat de coqs.Au bout de deux heures de mêlée à coups de becs et de griffes, Saïd Aouita (du nom de l’ancien champion olympique marocain) envoie au tapis à trois reprises son adversaire, le plumage en sang. Il contraint l’arbitre à arrêter le massacre. Saïd ajoute un autre trophée à son palmarès.Au café «al-Tourath al-Baghdadi» (le patrimoine de Bagdad), les photographes bombardent Saïd Aouita de flashs et les spectateurs comblent de congratulations son propriétaire, Ibrahim Majid Abou Warda, un sexagénaire.«Je suis fier de Saïd», dit Ibrahim, qui affirme consacrer près du tiers des 130.000 dinars...