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Actualités - Chronologie

Escarrmouches euro-américaines au sommet de Denver

DENVER (Etats-Unis), 22 Juin (AFP). — Le président américain Bill Clinton et les dirigeants européens se sont livrés à plusieurs escarmouches sur l’économie, l’environnement ou l’aide à l’Afrique, lors de la première journée de travail du sommet des Huit à Denver.

Les Huit grandes puissances, réunies dans la capitale du Colorado, au pied des montagnes Rocheuses, se sont penchés sur les défis globaux auxquels le monde est confronté, de la lutte contre les maladies infectieuses, en passant par la criminalité et le vieillissement de la population des pays riches.

C’est surtout l’environnement, à deux jours d’un deuxième sommet de la Terre qui se tiendra à l’ONU, qui a donné lieu à de sérieuses divergences entre les Huit, avec d’un côté les Européens emmenés par le chancelier allemand Helmut Kohl, et de l’autre le président Clinton.

Le président russe Boris Eltsine, qui avait occupé au départ le devant de la scène, s’est par la suite éclipsé, permettant au G7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada) de discuter seul des questions financières et d’adopter une déclaration économique.
Dans celle-ci, les Sept affichent leur satisfaction sur la croissance économique et les marchés des changes, mais ils demandent à certains pays européens d’engager de nouvelles réformes pour lutter contre le chômage et veulent lancer un plan d’attaque pour répondre aux problèmes des retraites.
La France, l’Allemagne et l’Italie sont ainsi clairement incitées à aller plus loin dans les réformes pour lutter contre le chômage en entreprenant des «réformes de fond».
Ces trois pays comptent une dizaine de millions de chômeurs et leur taux de chômage se situe entre 11% et 12,5% de la population active.
Les Sept se disent encore satisfaits de la situation des changes marquée depuis deux ans par une remontée puis une stabilisation du dollar face au yen et aux monnaies européennes et signalent qu’ils continueront à défendre la stabilité des monnaies.
Inquiets du vieillissement des populations dans la plupart des pays riches, les Sept s’engagent à travailler avec leurs ministres des Finances pour réformer profondément les systèmes de retraite.
Les Sept se sont aussi mis d’accord pour créer un fonds doté de 300 millions de dollars afin de financer un sarcophage isolant définitivement le réacteur accidenté et encore hautement radioactif de Tchernobyl en Ukraine. Les Européens participeront à ce fonds à hauteur de 57%.
D’après les experts occidentaux, le coût des travaux pour sécuriser le sarcophage du réacteur 4 qui a explosé en avril 1986 s’élèverait à 758 millions de dollars.
Si la Déclaration économique, en raison de la bonne santé de l’économie mondiale, n’a guère posé de problèmes entre les Sept, il en est allé autrement sur l’Afrique ou l’environnement.
Les partenaires des Etats-Unis sont ainsi restés des plus réservés sur une initiative américaine en faveur de l’Afrique, annoncée à grand renfort de publicité par le président Bill Clinton mais jugée plutôt creuse par les Européens.
Le président Jacques Chirac, cité par son porte-parole, a ainsi réclamé «qu’on parle moins d’initiative pour l’Afrique et qu’on agisse plus concrètement», et a demandé aux Américains de régler d’abord leurs importants arriérés de contribution aux institutions d’aide multilatérales.
Sur l’environnement, la discussion a donné lieu à une confrontation ouverte. Le chancelier Helmut Kohl a réclamé la fixation d’objectifs très précis, en particulier sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone, jugé responsable de l’effet de serre.
Selon le chancelier, c’est une condition sine qua non pour que le Sommet de la terre et la Conférence sur les climats à Kyoto, à la fin de l’année, aboutissent à un succès. L’Allemagne a été soutenue par les pays européens mais a essuyé un refus des Etats-Unis, du Japon et du Canada.
Selon Helmut Kohl, la question de l’environnement est «le point le plus difficile» de ce sommet.
DENVER (Etats-Unis), 22 Juin (AFP). — Le président américain Bill Clinton et les dirigeants européens se sont livrés à plusieurs escarmouches sur l’économie, l’environnement ou l’aide à l’Afrique, lors de la première journée de travail du sommet des Huit à Denver.Les Huit grandes puissances, réunies dans la capitale du Colorado, au pied des montagnes Rocheuses, se sont penchés sur les défis globaux auxquels le monde est confronté, de la lutte contre les maladies infectieuses, en passant par la criminalité et le vieillissement de la population des pays riches.C’est surtout l’environnement, à deux jours d’un deuxième sommet de la Terre qui se tiendra à l’ONU, qui a donné lieu à de sérieuses divergences entre les Huit, avec d’un côté les Européens emmenés par le chancelier allemand Helmut Kohl,...