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Actualités - Chronologie

Sommet de Denver Clinton va sermonner européens et japonais

DENVER (Etats-Unis), 20 Juin (AFP). — Le président Bill Clinton sera fier de citer devant Européens et Japonais les vertus du modèle économique américain, riche en croissance et en emplois, lors du sommet de Denver qui réunit jusqu’à dimanche les dirigeants de sept grand pays industrialisés et la Russie.
Dès jeudi à Denver, Bill Clinton, qui dirige les Etats-Unis jusqu’au tout début du XXIe siècle, avait vanté dans un discours la bonne santé de l’économie américaine. En gros, une croissance vigoureuse et saine, des exportations en hausse, des déficits en baisse et surtout un taux de chômage plus de deux fois inférieur à celui des principales puissances européennes, la France et l’Allemagne.
Le président américain a précisément choisi Denver, au pied de Montagnes rocheuses pour illustrer sa thèse centrale: l’Amérique gagne car elle sait s’adapter rapidement, même au prix de restructurations douloureuses.
Depuis une brève ruée vers l’or au XIXe siècle, Denver a déjà connu plusieurs résurrections. Accablée par le chômage dans les années 80, la ville est maintenant une des métropoles américaines de la haute technologie.
Les économistes américains aiment souligner que le plein emploi résulte paradoxalement des réorganisations brutales et des licenciements pratiqués par les entreprises depuis le début des années 90 qui leur ont permis de se tourner systématiquement vers l’innovation.
L’administration à Washington est d’autant plus arrogante qu’elle se souvient amèrement des leçons administrées naguère par les Européens dénonçant les déficits colossaux, sources majeurs de déséquilibre pour l’économie mondiale, ou par les Japonais critiquant la mauvaise qualité de leur main-d’œuvre et de leurs produits.
«Nous avons l’économie la plus dynamique du monde», clame aujourd’hui Larry Summers, secrétaire adjoint au Trésor.
Pour autant les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, du Canada et de la Russie ne s’étendront pas longtemps sur les thèmes strictement économiques. C’était pourtant la vocation première de ce genre de rencontre annuelle lorsqu’elle fut organisée la première fois à Rambouillet, en France, en 1975.

Mutation accélérée

L’intégration quasi complète de la Russie dans ce club fermé a accéléré sa mutation. Après plusieurs invitations à mi-temps, le président Eltsine participera aux travaux dès le premier soir, vendredi, Et symboliquement le Sommet des Sept a été rebaptisé cette année en Sommet des Huit.
Malgré les réticences des Japonais, toujours en querelle avec Moscou pour le différend territorial des îles Kouriles, les Occidentaux ont poussé à la roue pour récompenser Boris Eltsine qui vient d’accepter l’élargissement de l’OTAN aux anciens satellites de l’Union Soviétique en Europe de l’Est.
«La participation des Russes a modifié le format et l’ordre du jour», explique un haut fonctionnaire qui a préparé le sommet. Les Huit ont à débattre donc de questions économiques plus générales comme le vieillissement de la population ou le développement de l’Afrique, et de questions globales comme l’environnement, les maladies infectieuses, le clonage, le terrorisme ou la drogue.
Ils parleront aussi politique en échangeant leurs vues sur les foyers de crise: Proche-Orient, Bosnie ou ex-Zaïre et en débattant sur la non-prolifération et le désarmement.
Le sommet sera aussi l’occasion pour les Européens et les Canadiens, qui soutiennent la Roumanie et la Slovénie, de réagir à la décision des Etats-Unis de ne soutenir l’entrée à l’OTAN que de la Pologne, la République tchèque et la Hongrie.
L’espace d’une petite heure, Boris Eltsine sera prié de quitter cette rencontre à Huit, pour que les sept puissent discuter de thèmes financiers mais aussi d’une nouvelle aide à l’Ukraine d’environ 700 millions de dollars pour construire un sarcophage totalement hermétique sur le réacteur nucléaire accidenté de Tchernobyl qui a explosé en avril 1986.
Les sept tenteront également d’aller plus avant dans leurs efforts de stabiliser le système financier international. Ils examineront des recommandations de la Banque des Règlements Internationaux, la banque centrale des banques centrales, pour que les pays émergents se dotent d’instruments efficaces de surveillance de leur marché financier en plein essor.

Lég A
Boris Eltsine à son arrivée à Denver: pour le chef du Kremlin, le G-8 est irréversible.
(Téléphoto AFP).



DENVER (Etats-Unis), 20 Juin (AFP). — Le président Bill Clinton sera fier de citer devant Européens et Japonais les vertus du modèle économique américain, riche en croissance et en emplois, lors du sommet de Denver qui réunit jusqu’à dimanche les dirigeants de sept grand pays industrialisés et la Russie.Dès jeudi à Denver, Bill Clinton, qui dirige les Etats-Unis jusqu’au tout début du XXIe siècle, avait vanté dans un discours la bonne santé de l’économie américaine. En gros, une croissance vigoureuse et saine, des exportations en hausse, des déficits en baisse et surtout un taux de chômage plus de deux fois inférieur à celui des principales puissances européennes, la France et l’Allemagne.Le président américain a précisément choisi Denver, au pied de Montagnes rocheuses pour illustrer sa thèse...