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Actualités - Chronologie

La génétique sur la piste du crime

PARIS, 19 Juin (AFP). – L’identité génétique d’une personne pourrait être établie à partir d’objets courants, téléphones, stylos, clefs de voiture, gants, verres ou tasses, qu’elle a touchés ou tenus, selon des médecins légistes australiens dont la technique a déjà servi dans des affaires criminelles.
Les médecins légistes ont régulièrement recours à la technique dite des «empreintes génétiques» qui caractérise chaque individu, grâce à l’analyse de matériel génétique (l’acide désoxyribonucléique ou ADN) provenant de traces de sang, de sperme, de cheveux, d’os, d’urine ou de salive sur des mégots de cigarette.
Dans une correspondance à la revue scientifique britannique «Nature», les Drs Roland van Oorschot et Maxwell Jones (Victoria, Australie) proposent d’utiliser un nouvel outil d’investigation sur la scène du crime: la détermination du profil génétique d’un suspect à partir d’objets qu’il a touchés ou manipulés en laissant quelques cellules.
Les empreintes digitales contiennent en effet suffisamment d’ADN pour établir ce profil. D’autant, notent les auteurs, qu’une quantité infinitésimale de matériel génétique (de l’ordre d’un milliardième de gramme) peut suffire. Détail, avec les mains sèches ou récemment lavées, la récolte d’ADN est la moins bonne.
Selon ces spécialistes, cette technique permet non seulement de trouver l’empreinte génétique de la dernière personne qui a touché l’objet, mais aussi celle de la précédente, même si l’ADN du dernier utilisateur est généralement le plus abondant.
Leurs résultats inciteraient plutôt à choisir avec circonspection les personnes auxquelles on va serrer la main. Tenir sentimentalement la main d’une personne pendant une minute pourrait parfois aboutir à un échange d’ADN... éventuellement compromettant, si ce matériel génétique se retrouvait au bout du compte sur une pièce à conviction du genre manche de couteau que l’on a jamais touché.
Aussi, ces médecins légistes recommandent-ils la prudence dans l’utilisation de leur méthode et l’interprétation des résultats. Elle peut néanmoins être extrêmement importante dans certaines enquêtes pour déterminer quelle personne a touché ou tenu un objet associé au crime, estiment-ils, en précisant qu’elle a permis de fournir des preuves dans des affaires criminelles, tentatives de meurtre, de viol, d’extorsion, attaques à main armée ou trafic de drogues.
En avril dernier, la même revue rapportait le cas d’un homme condamné pour meurtre au Canada. Il avait été trahi par l’analyse génétique des poils de son chat retrouvés à proximité de la victime.
PARIS, 19 Juin (AFP). – L’identité génétique d’une personne pourrait être établie à partir d’objets courants, téléphones, stylos, clefs de voiture, gants, verres ou tasses, qu’elle a touchés ou tenus, selon des médecins légistes australiens dont la technique a déjà servi dans des affaires criminelles.Les médecins légistes ont régulièrement recours à la technique dite des «empreintes génétiques» qui caractérise chaque individu, grâce à l’analyse de matériel génétique (l’acide désoxyribonucléique ou ADN) provenant de traces de sang, de sperme, de cheveux, d’os, d’urine ou de salive sur des mégots de cigarette.Dans une correspondance à la revue scientifique britannique «Nature», les Drs Roland van Oorschot et Maxwell Jones (Victoria, Australie) proposent d’utiliser un nouvel outil...