Mais, loin d’être convaincus, les détracteurs de la Smart s’interrogent sur ses chances de succès, lui reprochant d’être à la fois trop petite, trop chère et trop laide.
Cette voiture sera construite en France par Micro Compact Car (MCC), une coentreprise d’un million et de demi de marks (868 millions de dollars) constituée par le constructeur allemand Mercedes et la société Suisse microélectronique et d’horlogerie (SMH).
Equipée d’un petit moteur de 600 centimères cubes, la Smart entrera en production d’ici la fin de l’année en Lorraine, à Sarreguemines, et elle devrait être lancée sur le marché européen d’ici mars ou avril, à un prix de l’ordre de 16.000 marks (9.250 dollars). Du fait de ses très faibles dimensions, assurent ses créateurs, il sera possible d’en garer trois côte à côte dans une même emplacement de parking.
Pour le directeur général de MCC, Lars Brorsen, la Smart est la voiture de l’avenir. Véhicule deux places de très petites dimensions (2,5 mètres par 1,45), elle constitue, assure-t-il, un bon moyen de répondre aux difficultés de circulation de manière à la fois sûre et élégante, tout en respectant l’environnement.
Pas vraiment convaincus, des analystes s’interrogent sur la conception même de la Smart. Ils soulignent surtout qu’alors que ce véhicule n’offre que deux places, il sera vendu nettement plus cher que les nouveaux petits modèles quatre places que s’apprêtent à lancer de grands constructeurs européens comme l’allemand Volkswagen et l’italien Fiat.
L’analyste Peter Schmidt, d’Automotive Industry Data, observe que si la plupart des grands constructeurs considèrent que le marché des petits véhicules offre d’excellentes perspectives, le public ne recherche pas un produit aussi radical que la Smart.


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