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Actualités - Chronologie

Les Harkis, soldats de la France


PARIS, 16 Juin (AFP). — Trente-cinq ans après la fin de la guerre d’Algérie, les quelque 500.000 descendants des «harkis», ces anciens supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie, font figure de sacrifiés de l’Histoire.
En 1961, 250.000 à 300.000 musulmans, partisans de l’Algérie française, notables ou soldats, un million avec leurs familles, étaient engagés dans la lutte contre le Front de libération nationale (FLN) algérien.
A la fin de la guerre, les «harkis», c’est-à-dire ceux qui s’étaient enrôlés dans l’armée française, servant d’éclaireurs, se déplaçant sans cesse dans le pays («harka» signifie «mouvement» en arabe), sont désarmés par l’armée française et pour la plupart abandonnés à leur sort.
Considérés par le FLN comme des collaborateurs, plusieurs dizaines de milliers d’entre eux sont victimes d’exécutions sommaires, parfois précédées de tortures.
Quelque 60.000 «harkis» et leurs familles parviennent à gagner la France, malgré les directives des autorités métropolitaines destinées à éviter un exode massif de ces musulmans.
Certains sont aussitôt renvoyés vers leur pays, d’autres sont d’abord installés dans des hameaux isolés ou dans des camps gérés par l’armée, entourés de barbelés et surplombés parfois de miradors.
Assimilés par les Français à des immigrés et considérés parfois par les immigrés comme des traîtres, leur intégration a été particulièrement difficile.
Loin de s’être fondues dans la société française, les familles de «harkis» vivent souvent regroupées dans des cités à loyers modérés, établies pour la plupart dans le Sud de la France, subissant de très fort taux de chômage, d’échec scolaire et de délinquance.
Depuis 1974, les révoltes ont éclaté parmi les «harkis» de la seconde génération: grèves de la faim, marches de protestation, émeutes, pour obtenir une amélioration de leur sort et une reconnaissance du drame qu’ils ont vécu.
PARIS, 16 Juin (AFP). — Trente-cinq ans après la fin de la guerre d’Algérie, les quelque 500.000 descendants des «harkis», ces anciens supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie, font figure de sacrifiés de l’Histoire.En 1961, 250.000 à 300.000 musulmans, partisans de l’Algérie française, notables ou soldats, un million avec leurs familles, étaient engagés dans la lutte contre le Front de libération nationale (FLN) algérien.A la fin de la guerre, les «harkis», c’est-à-dire ceux qui s’étaient enrôlés dans l’armée française, servant d’éclaireurs, se déplaçant sans cesse dans le pays («harka» signifie «mouvement» en arabe), sont désarmés par l’armée française et pour la plupart abandonnés à leur sort.Considérés par le FLN comme des collaborateurs, plusieurs...