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Actualités - Chronologie

Un scrutin critiqué par les observateurs et contesté par l'opposition

ALGER, 9 Juin (AFP). — La mission d’observation internationale coordonnée par l’ONU a rendu un rapport critique sur les législatives de jeudi en Algérie alors que les partis, à l’exception du parti présidentiel vainqueur, ont dénoncé une «fraude massive» ou des irrégularités.
Les conclusions de la mission — très attendues — ont été rendues avec plusieurs heures de retard dans un «communiqué de presse».
Une conférence de presse, au cours de laquelle la mission d’observation de l’ONU devait présenter ses conclusions sur les législatives, avait été annulée dimanche soir, sans explications.
Les conclusions de la mission mettent notamment en cause les bureaux de vote «spéciaux», réservés aux militaires et aux corps constitués, qui ne «fournissaient pas suffisamment de garanties de neutralité et de transparence», et les bureaux itinérants.
Le texte semble refléter des opinions et des expériences divergentes au sein de la mission de 103 observateurs de 30 pays.
Les bureaux itinérants — près de 5.000 sur les 35.000 bureaux de vote en Algérie — servaient au vote des nomades mais étaient aussi autorisés par la nouvelle loi électorale en cas de conditions exceptionnelles dans toutes les préfectures.
«Relativement aux bureaux de vote spéciaux, la majorité des observateurs qui les ont suivis partagent l’opinion que le processus ne fournissait pas suffisamment de garanties de transparence et de neutralité», note le communiqué.
Le texte de la mission note aussi que «bien que les observateurs aient pu circuler sans se sentir menacés, plusieurs ont éprouvé des difficultés à exercer leurs fonctions avec toute l’indépendance et la liberté de mouvement nécessaires pour évaluer de façon objective ces élections».
«Plusieurs observateurs ont estimé que la sécurité a pu servir de toile de fond pour accroître le degré de contrôle sur les activités de la délégation alors que d’autres ont considéré que leurs responsabilités ont pu être exercées sans contraintes», ajoute le communiqué.
Concernant l’étape cruciale de la consolidation des résultats, le texte note que des observateurs se sont «vu refuser l’accès par certaines commissions électorales» des préfectures, alors que la «majorité» a toutefois «pu suivre sans problème majeur l’ensemble du processus» au niveau des communes et des préfectures.
Le texte mentionne par ailleurs que les observateurs ont été «impressionnés par la préparation matérielle et logistique des élections (…) et l’harmonie dans laquelle le scrutin s’est déroulé».
Le communiqué conclut en indiquant que les «observations mentionnées» ont été «exposées dans un esprit constructif. C’est le souhait des observateurs qu’elles aideront le gouvernement algérien dans ses activités électorales futures».
Samedi, les observateurs de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) et de la Ligue arabe avaient eux conclu que ces élections s’étaient déroulées dans la «transparence».
La régularité du vote a été mise en cause par tous les partis, à l’exception du parti présidentiel, le Rassemblement national démocratique (RND) arrivé largement en tête avec 155 sièges sur les 380 de l’Assemblée.
Dimanche, le Front des Forces socialistes (FFS), un des principaux partis de l’opposition, qui a obtenu 19 sièges, a demandé au président Liamine Zéroual qu’il annule les législatives en raison de la «fraude».
Ce scrutin a été «grossièrement préfabriqué» et ses résultats «constituent une provocation à l’égard du peuple algérien et ne feront que renforcer les extrémismes et les tenants de la violence», a indiqué le FFS dans un communiqué de son secrétariat national.
«Force est de constater que ce scrutin n’a été ni libre, ni transparent, ni honnête. Une fois de plus, la fraude a été massive», poursuit le texte.
Le FFS évoque une série d’irrégularités, en affirmant notamment que la consolidation des résultats dans les communes et les préfectures «a été élaborée à huis clos pour révéler des résultats n’ayant plus aucun rapport avec les suffrages des électeurs».
Le chef du FFS, Hocïne Aït-Ahmed, a cependant écarté un boycottage de l’Assemblée, en indiquant que le FFS «allait participer» pour ne «pas faire le jeu du pouvoir qui cherche à nous pousser dans la clandestinité et l’illégalité».
ALGER, 9 Juin (AFP). — La mission d’observation internationale coordonnée par l’ONU a rendu un rapport critique sur les législatives de jeudi en Algérie alors que les partis, à l’exception du parti présidentiel vainqueur, ont dénoncé une «fraude massive» ou des irrégularités.Les conclusions de la mission — très attendues — ont été rendues avec plusieurs heures de retard dans un «communiqué de presse».Une conférence de presse, au cours de laquelle la mission d’observation de l’ONU devait présenter ses conclusions sur les législatives, avait été annulée dimanche soir, sans explications.Les conclusions de la mission mettent notamment en cause les bureaux de vote «spéciaux», réservés aux militaires et aux corps constitués, qui ne «fournissaient pas suffisamment de garanties de neutralité et de...