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Actualités - Chronologie

Les grands thèmes urgents en politique étrangère

PARIS, 4 Juin (AFP). — Le nouveau gouvernement français dirigé par les socialistes va devoir rapidement préciser ses orientations en matière de politique étrangère et de défense, le premier «test» étant le prochain sommet européen des 16 et 17 juin à Amsterdam.
Voici un résumé des positions du Parti socialiste sur les principaux dossiers internationaux:
1 — Union européenne: Durant la campagne, le Parti socialiste français a pris des positions contre une interprétation «intégriste» du traité de Maastricht, plaidant pour une plus grande souplesse dans l’appréciation des critères de l’Union économique et monétaire (UEM).
Le PS ne veut pas considérer «comme un dogme» les 3% de déficits publics par rapport au PIB (l’un des principaux critères de sélection pour la monnaie unique).
Selon lui, «on peut être favorable à la création d’une monnaie unique sans adhérer à une conception ultra-libérale et régressive de la politique économique». Lionel Jospin s’est également prononcé en faveur de l’adhésion de l’Italie et l’Espagne à l’euro dès le 1er janvier 1999.
Parmi les autres priorités européennes de la gauche, la création d’un «pacte de solidarité et de croissance lié à une politique pour l’emploi» et la mise en place d’un «gouvernement économique» pour équilibrer la puissance de la banque centrale européenne.
2 — OTAN et Défense: Le programme du PS affirme expressément le «refus que la France réintègre les structures militaires de l’OTAN», partant du constat que «le retour de la France dans l’OTAN est un échec complet». Il souligne que «la sécurité de l’Europe est avant tout l’affaire des Européens et ne peut plus être séparée des autres aspects de la construction européenne».
Pour le PS, «le contrôle de l’industrie d’armement doit rester public» et «le rendez-vous citoyen (réforme du service national) est coûteux et inutile».
3 — Afrique et pays pauvres: Lionel Jospin a dénoncé «la faillite de la politique africaine de la France», promettant un changement «profond». Selon lui, «au Zaïre, en Afrique comme ailleurs, ce sont désormais les peuples qui doivent décider, pas les soudards et les guerriers qui s’imposent par la force».
Tout en proposant un «nouveau contrat de partenariat» avec le continent noir, le PS s’est notamment prononcé en faveur d’une «remise à plat de tous les liens militaires tissés» entre la France et plusieurs pays de ce continent.
En matière de coopération, il propose «d’abolir la dette des pays les plus étranglés» en liaison avec les autres bailleurs de fonds, et «de consacrer dans les deux ans qui viennent 0,7% du PIB de la France à l’aide publique au développement».
4 — Algérie: Plaidant en faveur d’«une politique différente», M. Jospin estime que «le gouvernement français devrait peser davantage en Algérie dans le sens de la démocratie». Selon lui, «si l’on en reste à un face-à-face entre un pouvoir militaire dur et des mouvements fanatiques islamiques, on peut craindre des risques d’explosion avec des conséquences» sur la France.
PARIS, 4 Juin (AFP). — Le nouveau gouvernement français dirigé par les socialistes va devoir rapidement préciser ses orientations en matière de politique étrangère et de défense, le premier «test» étant le prochain sommet européen des 16 et 17 juin à Amsterdam.Voici un résumé des positions du Parti socialiste sur les principaux dossiers internationaux:1 — Union européenne: Durant la campagne, le Parti socialiste français a pris des positions contre une interprétation «intégriste» du traité de Maastricht, plaidant pour une plus grande souplesse dans l’appréciation des critères de l’Union économique et monétaire (UEM).Le PS ne veut pas considérer «comme un dogme» les 3% de déficits publics par rapport au PIB (l’un des principaux critères de sélection pour la monnaie unique).Selon lui, «on peut...