Le nouveau vaccin a été mis au point à partir d’un adénovirus, un type de virus qui peut provoquer un rhume, auquel a été ajouté génétiquement un gène supplémentaire, le gp160, présent uniquement dans le VIH
Le vaccin a été inoculé dans un premier temps chez les chimpanzés par vaporisation dans les voies nasales. Le virus modifié s’est alors implanté dans une partie des voies respiratoires et dans les intestins, indiquent les auteurs de l’étude, travaillant au laboratoire Wyeth-Ayerst, de Radnor (Pennsylvanie).
Le virus s’est ensuite multiplié dans les muqueuses, produisant des protéines gp160, et le système immunitaire des animaux testés a répondu en produisant des anticorps et des globules blancs programmés pour attaquer le virus du sida.
Pour renforcer la protection des chimpanzés, les chercheurs leur ont alors injecté dans le bras une autre protéine du VIH, la gp120, réalisée en laboratoire.
Enfin, plus de onze mois après, ils ont inoculé par intraveineuse le virus du VIH aux singes vaccinés, ainsi qu’à d’autres non vaccinés.
Or, souligne le principal auteur du rapport, Marjorie Robert-Guroff, du National Cancer Institute, les chimpanzés non vaccinés ont été infectés dans le mois qui a suivi alors que ceux qui avaient été vaccinés étaient toujours apparemment sains à la fin de l’étude, près d’un an après.
La mise au point d’un autre vaccin créé avec des gènes affaiblis du VIH par une équipe de chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, et ses essais encourageants sur des chimpanzés, avaient été rapportés dans une autre étude parue en mai dans Nature Medicine.
Les chercheurs, dans les deux cas, ont souligné que ces succès doivent être appréhendés avec prudence, les tests médicaux réalisés sur les chimpanzés ne donnant pas forcément les mêmes résultats sur les êtres humains.


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