La maison intelligente sera connectée ou ne sera pas, estiment à l’unanimité les experts entendus lors du salon informatique Comdex, cette semaine à Atlanta (Georgie).
Ce réseau très complexe devra allier électricité, téléphone, câble de télévision, infrarouge et fréquences radio, le tout autour d’un ou plusieurs ordinateurs centraux.
«Un réseau numérique domestique», explique Barclay Brown responsable de la société spécialisée Navitel Communications, «fait en sorte que tous les appareils électroniques dans la maison soient connectés et parlent entre eux. En plus, il assure la connexion avec l’extérieur, avec le réseau de téléphone, Internet, les services satellitaires et la télé câblée».
Résultat: les passionnés de technologie qui tiennent absolument à équiper leur maison se débattent au milieu des différents standards. Trop souvent encore, les appareils ne se comprennent pas.
Pourtant, souligne Derek Flickinger, directeur de la recherche de la société Interactive Homes, «de nombreux aspects (de la maison intelligente) existent déjà».
Des systèmes avancés de sécurité sont commercialisés, les «centres de loisirs» regroupant télévision grand écran, installation audio et connexion à Internet commencent à se vendre et les bureaux le travail à domicile, avec micro-ordinateur, lignes téléphoniques multiples, télécopie, imprimante et Internet deviennent lieux communs.
Les enfants s’y mettent. Ils réclament leur propre PC pour pouvoir, disent-ils, mieux faire leurs devoirs, et surtout pour s’amuser avec des jeux électroniques ou discuter dans les forums en ligne.
Dans les maisons les plus privilégiées, tout est en place pour une automatisation. Mais des géants comme IBM ont beau développer «depuis des années» de tels systèmes, «le secteur n’a toujours pas décollé», remarque Rick Thompson, responsable des produits de grande consommation pour Big Blue.
Pour M. Thompson, la faute en était à la trop grande complexité des solutions proposées. A l’instar de la plupart des experts, il envisage un rassemblement des systèmes disparates autour, tout simplement, du PC.
«Le PC est le choix logique pour l’intégration, surtout dans les premiers temps», affirme ainsi M. Brown, de Navitel. Déjà, relève-t-il, la convergence de l’électronique et de l’informatique va dans ce sens, avec par exemple, les télé-PC.
Tous les fabricants de micro-ordinateurs, sans exception, travaillent à développer des produits pour la maison connectée, des PC puissants qui contrôleraient les communications entre les différentes parties du réseau domestique.
Ce qui permet à Tim Bajarin, directeur de la firme conseil Creative Strategies Research International, de rêver. En 2002, il se voit appelant, depuis son lieu de travail, son «réfrigérateur numérique». L’appareil proposerait une recette à partir des ingrédients recensés dans la cuisine, identifierait les aliments manquants et les commanderait auprès de l’épicier.
«Je n’aurais plus qu’à les prendre en rentrant chez moi», prévoit M. Bajarin. Il lui faudrait aussi préparer le repas.


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