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Actualités - Chronologie

Les verts veulent participer au gouvernement de façon visible

PARIS, 3 Juin (Reuter). — Les Verts ont souhaité que plusieurs écologistes entrent au gouvernement que formera Lionel Jospin et ont entamé des contacts avec d’autres partis de gauche pour former un groupe autonome à l’Assemblée nationale.
«C’est à la quasi-unanimité des voix que nous avons choisi de participer (au gouvernement) et de faire en ce sens des propositions aux différentes composantes de la majorité progressiste», a déclaré Dominique Voynet, porte-parole des Verts, lors d’une conférence de presse.
Elle s’exprimait au terme d’une réunion extraordinaire des 121 membres du Conseil national interrégional (Cnir). Le seul sujet à l’ordre du jour était la participation au gouvernement.
«Nous souhaitons aller jusqu’au bout de notre démarche de participation», a ajouté Dominique Voynet, élue député dans la troisième circonscription du Jura (Dole) grâce à l’accord électoral et programmatique passé avec le Parti socialiste.
Elle a souhaité que les Verts puissent «participer à un gouvernement de façon suffisamment visible, c’est-à-dire en ayant si possible plus d’un ministère parce que nous considérons que les Verts ne sont pas par nature et de façon immuable voués à occuper le petit carré vert de l’Environnement».
Les Verts rêvent non seulement d’un ministère de l’Environnement aux compétences élargies, touchant si possible à l’aménagement du territoire, mais aussi d’un ministère ou d’un secrétariat d’Etat plus social susceptible de s’occuper notamment de la réduction du temps de travail et des droits des femmes. Un dirigeant Vert a même dit compter sur trois postes au gouvernement pour les représentants de l’écologie.
Le parti écologiste souhaite que leurs futurs ministres ne soient pas choisis parmi leurs députés, dont les suppléants, qui seraient appelés à les remplacer à l’Assemblée, sont des socialistes.
«Nous avons décidé de ne pas amputer d’ores et déjà notre petite représentation parlementaire et nous souhaitons que nos ministres ne soient pas choisis parmi les députés qui ont été élus hier», a expliqué Dominique Voynet. «On n’a que huit députés écologistes, on souhaite les garder».
Elle a rappelé qu’il s’agissait, outre elle-même, d’Yves Cochet, Guy Hascoët, André Aschiéri, Jean-Michel Marchand, Marie-Hélène Aubert, Noël Mamère et Michèle Rivasi. Ces deux derniers ne sont membres ni des Verts ni du PS mais ont été présentés et soutenus par ces deux partis. Le ministère de l’Intérieur a comptabilisé Michèle Rivasi parmi les socialistes et ne compte donc que sept écologistes.

Un premier chantier

Jean-Luc Bennahmias s’avouait «atrocement déçu» d’avoir été battu dimanche, dans la 8e circonscription de Seine-Saint-Denis, par le député RPR sortant Robert Pandraud, même si sa défaite le place en bonne position parmi les «ministrables».
Parmi les noms avancés pour ces portefeuilles figurent ceux de l’économiste Alain Lipietz, de l’expert en énergies Pierre Radanne ou de Marie-Anne Isler-Béguin, porte-parole des Verts.
Le Cnir a évoqué la place des députés Verts à l’Assemblée.
«Nous souhaitons travailler avec le Parti radical socialiste, avec le Mouvement des Citoyens (de Jean-Pierre Chevènement), les élus divers gauche, à la construction d’un groupe parlementaire qui respecte la pluralité de ses composantes et l’autonomie politique de ses membres. Les contacts sont en cours», a dit Dominique Voynet.
Les Verts attendent des gestes significatifs du gouvernement dont «l’arrêt de certains équipements à la fois ruineux et inutiles» comme le surgénérateur Superphénix ou le projet de canal Rhin-Rhône à grand gabarit, et la «mise en place rapide d’une loi-cadre sur les 35 heures».
«Les modalités d’application devront être débattues pendant plusieurs mois mais nous ne pensons pas qu’il faille attendre des années avant que des signaux concrets soient donnés. C’est pourquoi nous souhaitons que le chantier d’une loi-cadre sur les 35 heures soit le premier chantier qu’ouvrira le prochain gouvernement», a dit Dominique Voynet.
Pour justifier ces exigences, l’ancienne candidate à la présidentielle de 1995 a estimé que l’apport des Verts au PS était bien supérieur à la simple addition des suffrages, notamment «en termes d’image» pour la rénovation de la gauche.
Elle s’est de nouveau félicitée de la stratégie suivie par son équipe après l’éviction d’Antoine Waechter des Verts.
«Le pari fait par les Verts il y a trois ans, quand ils ont décidé de tourner le dos au ni-ni, ni droite ni gauche, (...) et d’oser passer des contrats avec les forces traditionnelles de gauche pour construire une majorité alternative (...) semble avoir été un bon pari, fécond d’un point de vue électoral pour les Verts, fécond aussi d’un point de vue politique», a-t-elle dit.
Les dirigeants Verts comptent sur le maintien d’une mobilisation des citoyens pour que les promesses soient tenues.
«Il revient aux mouvements sociaux, aux citoyens, de s’assurer du respect des engagements pris», a-t-elle dit. «Il faut que, contrairement à 1981, il y ait dans la rue, dans les associations, dans les syndicats, des gens qui ne s’en laissent pas compter et n’hésitent pas à se faire entendre s’il s’avère que dans quelques mois, la majorité ne respecte pas les engagements pris».
PARIS, 3 Juin (Reuter). — Les Verts ont souhaité que plusieurs écologistes entrent au gouvernement que formera Lionel Jospin et ont entamé des contacts avec d’autres partis de gauche pour former un groupe autonome à l’Assemblée nationale.«C’est à la quasi-unanimité des voix que nous avons choisi de participer (au gouvernement) et de faire en ce sens des propositions aux différentes composantes de la majorité progressiste», a déclaré Dominique Voynet, porte-parole des Verts, lors d’une conférence de presse.Elle s’exprimait au terme d’une réunion extraordinaire des 121 membres du Conseil national interrégional (Cnir). Le seul sujet à l’ordre du jour était la participation au gouvernement.«Nous souhaitons aller jusqu’au bout de notre démarche de participation», a ajouté Dominique Voynet, élue...