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Actualités - Chronologie

Les forces en présence : 7.749 candidats et 39 partis

ALGER, 3 Juin (AFP). — Quelque 7.749 candidats sont en lice lors du scrutin à la proportionnelle de jeudi, répartis entre 68 listes indépendantes, 39 partis et une petite alliance, mais seules quelques grandes formations devraient jouer un rôle important au sein de la future Assemblée algérienne de 380 sièges.
— Le Rassemblement national démocratique (RND). Créé il y a seulement quatre mois, le «parti présidentiel» devrait rallier les sympathisants du gouvernement et de l’actuel chef de l’Etat Liamine Zéroual, dont il défend le bilan. Il devrait surtout pouvoir compter sur le vote «légitimiste» de larges couches populaires dans l’intérieur du pays. Il présente plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, tête de liste à Alger.
— Le Mouvement de la société de la paix (MSP, islamiste). L’ancien parti Hamas de cheikh Mahfoud Nahnah, brillant orateur et tribun, proche des Frères musulmans égyptiens, avait conquis en 1995 le rang de premier parti d’opposition avec 25% des suffrages à la présidentielle. Il affirme en espérer aujourd’hui le double, sûr de son enracinement et des «erreurs» d’un gouvernement, dans lequel il occupe pourtant deux sièges. Il a troqué son slogan de «l’islam, c’est la solution» pour «la paix, c’est la solution».
— Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Dirigé par Saïd Sadi, le RCD fustige l’intégrisme comme le pouvoir. Malgré les efforts de son chef, ce mouvement reste surtout implanté en Kabylie. Saïd Sadi avait obtenu quelque 9% des suffrages à la présidentielle de 1995, un score qui a été «minoré» selon lui. Pour M. Sadi, les «démocrates» représentent un pôle de poids dans la société algérienne, malgré leurs divisions. Le RCD espère bien au soir du 5 juin en être la principale composante et le fédérateur.
— Le Front des forces socialistes (FFS). Opposant historique, Hocine Aït-Ahmed dirige, de l’étranger, ce parti lui aussi principalement implanté en Kabylie. Le FFS avait boycotté la présidentielle de novembre 1995. Pour son chef, une «solution négociée» est la seule voie face à «ceux qui tuent au nom de la Nation» et ceux qui «tuent au nom de Dieu». Sa stratégie de soutien au Front islamique du salut (FIS-dissous) a créé des remous au sein du FFS. Tout comme sa dénonciation des «milices», les groupes d’autodéfense, nombreux en Kabylie. Le FFS a promis de «créer l’événement» tout en appelant ses partisans à descendre dans la rue en cas de fraude.
Parmi les autres partis: le Parti pour le renouveau algérien (PRA, au gouvernement), qui présente le plus de femmes, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), dont une large partie des sympathisants risque de se reporter sur le RND, et Ennahda, un parti islamiste qui a clamé être «la première force politique» dans le pays.
ALGER, 3 Juin (AFP). — Quelque 7.749 candidats sont en lice lors du scrutin à la proportionnelle de jeudi, répartis entre 68 listes indépendantes, 39 partis et une petite alliance, mais seules quelques grandes formations devraient jouer un rôle important au sein de la future Assemblée algérienne de 380 sièges.— Le Rassemblement national démocratique (RND). Créé il y a seulement quatre mois, le «parti présidentiel» devrait rallier les sympathisants du gouvernement et de l’actuel chef de l’Etat Liamine Zéroual, dont il défend le bilan. Il devrait surtout pouvoir compter sur le vote «légitimiste» de larges couches populaires dans l’intérieur du pays. Il présente plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, tête de liste à Alger.— Le Mouvement de la société de la paix (MSP, islamiste)....