«Je conseille aux travaillistes de ne pas rêver et de ne pas se bercer d’illusions prématurées, car il n’y a pas lieu de faire de comparaison entre ce qui s’est passé en France ou en Grande-Bretagne et la situation en Israël», a affirmé M. Netanyahu à la radio militaire.
Le dirigeant travailliste Shimon Pérès, dont le parti est membre de l’Internationale socialiste, a pour sa part estimé que les résultats des élections en France et en Grande-Bretagne prouvaient «la nécessité d’un équilibre entre l’économie de marché et la défense des droits à la santé, à la retraite et au chômage».
Dans un éditorial, le quotidien Yédiot Aharonot (indépendant) estime que la «diplomatie française qui n’est toujours pas amicale vis-à-vis d’Israël se poursuivra». «La politique conciliante de la France vis-à-vis de l’Iran va également continuer», estime le plus grand quotidien israélien.
«Israël n’a donc aucune raison de se réjouir ni de regretter la victoire de la gauche» en France, ajoute le quotidien, qui s’inquiète de la montée du Front national (extrême-droite).
Le correspondant de la radio militaire à Paris a pour sa part affirmé que des dirigeants de la communauté juive française «redoutent les tendances anti-israéliennes de nouveaux députés socialistes et du parti communiste».
La gauche a remporté dimanche une victoire éclatante aux élections législatives françaises, infligeant une défaite humiliante à la droite sortante et au président gaulliste Jacques Chirac qui sera contraint à une cohabitation avec le leader socialiste Lionel Jospin.
En mai, le dirigeant travailliste britannique Tony Blair avait très largement battu le Parti conservateur de John Major.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir