Dans la catégorie des crimes violents commis contre les personnes, le nombre de meurtres commis sur le territoire américain a enregistré une très forte diminution de 11% en 1996, celui des vols a reculé de 8%, celui des agressions de 6% et celui des viols de 3%, ajoutent les chiffres du FBI.
La tendance observée pendant l’année 1996 marque également un recul généralisé des crimes visant les biens, avec une baisse de 5% des cambriolages et de vols de voitures et un recul de 2% de tous les autres types de vols, alors que le nombre d’incendies volontaires est lui resté stable.
Le président Bill Clinton a salué «la plus importante baisse annuelle des meurtres (…) et des crimes violents depuis trente-cinq ans», date de la publication des premières statistiques nationales dus FBI. «Nous sommes sur la bonne voie avec plus de polices de quartier, des peines plus lourdes et de plus grands efforts de prévention en matière de délinquance juvénile», a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le Sud, une
exception
La baisse de la criminalité observée en 1996 concerne l’ensemble du territoire américain, à l’exception notable des Etats du sud du pays, où les crimes considérés comme graves ont enregistré une progression de 2%. Partout ailleurs, le mouvement est à la baisse, qu’il s’agisse de l’Ouest (-8%), du Nord-Est (-7%) ou du Midwest (-2%).
Elle touche aussi bien les grandes métropoles de plus d’un million d’habitants, où la criminalité a baissé en 1996 de 6%, que les régions rurales, où elle recule de 3%.
«Beaucoup de travail reste cependant à faire. La violence des jeunes doit être notre principale priorité pour les quatre prochaines années», a ajouté M. Clinton, demandant du Congrès à majorité républicaine, d’adopter son projet de loi dirigée contre la délinquance juvénile, la seule à ne pas avoir reculé de façon spectaculaire depuis le début des années 1990.
Ce projet de loi prévoit notamment le renforcement des mesures actuelles sur le contrôle des ventes d’armes «afin que les jeunes criminels violents ne puissent jamais avoir le droit d’acheter une arme à feu», selon M. Clinton. Il prévoit également l’obligation d’installer des systèmes de sécurité sur les armes à feu en vente, des programmes sociaux de prévention et des mesures spécifiques contre les gangs et le trafic de drogue.
Jugé trop laxiste, il a été rejeté sans appel par la Chambre des représentants, qui a adopté le 9 mai un projet de loi particulièrement répressif permettant à la justice fédérale de juger les adolescents de 14 ans coupables de crimes violents comme des adultes.
Le Sénat doit examiner prochainement ce projet de loi, inspiré de mesure déjà en vigueur au niveau local dans la plupart des Etats.
Les statistiques définitives pour l’année 1996, établies grâce aux rapports de forces de l’ordre fédérales et locales de plus de 16.000 villes ou comtés, devraient être publiées par le FBI à l’automne prochain.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir