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Actualités - Chronologie

Montée en puissance de la diplomatie espagnole

MADRID, 1er Juin (AFP). — L’Espagne a fait une entrée en force ces derniers mois sur la scène internationale où, de la diplomatie aux sports en passant par l’Eglise, elle détient un nombre croissant de postes-clefs.
Celui de Haut Représentant Civil en Bosnie vient de s’ajouter avec la nomination de Carlos Westendorp, diplomate chevronné, spécialiste des questions européennes.
Cette forte présence espagnole à la tête de nombreuses instances internationales a d’ailleurs failli lui coûter son poste. L’Italie jugeant que la diplomatie espagnole commençait à prendre trop de poids s’était opposée au choix de M. Westendorp.
Comprenant l’irritation de Rome, le président du gouvernement conservateur, José Maria Aznar, avait lancé avec ironie lors du dernier sommet européen: «Ça ne me surprend pas: tu regardes par-ci il y a un Espagnol, tu regardes par-là il y a un autre Espagnol».
En l’espace de quelques mois, Madrid a raflé les postes de secrétaire général de l’OTAN (Javier Solana), d’envoyé spécial de l’UE au Proche-Orient (Miguel Angel Moratinos), de président du Parlement européen (José-Maria Gil-Robles), de président de l’Assemblée parlementaire de l’UEO (Union de l’Europe occidentale-Lluis Maria Puig), de président de l’Assemblée de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe-Javier Ruperez).
A cette liste s’ajoutent trois poids lourds, installés de longues dates à des postes-clefs dans le monde des sports, de la culture et au Saint-Siège: Juan Antonio Samaranch, président du Comité olympique international, Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO, le cardinal Eduardo Martinez Somalo, camerlingue de la sainte Eglise romaine, c’est-à-dire numéro 2 du Vatican, chargé de l’administration du Saint-Siège.
Ces postes, certes d’inégale importance, permettent à l’Espagne de monter en puissance sur la scène internationale après de longues années d’absence dues à la dictature franquiste, explique un diplomate étranger.
L’Espagne, un pays sans inimitiés particulières, a su habilement avancer ses pions mais elle n’est pas encore parvenue à se placer aux Nations Unies à New York et c’est un des points faibles de sa diplomatie, ajoute-t-il.
De source espagnole, on explique ces succès pour deux raisons essentielles. Madrid recueille plus facilement un consensus autour de ses candidats car l’Espagne est une «puissance intermédiaire», sa diplomatie est «moins politique» et elle n’est pas en première ligne comme la France, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne. La situation géographique de la péninsule lui donne un autre avantage: l’Espagne est à la fois un pays méditerranéen et atlantique.
Mais la diplomatie espagnole essuie aussi des échecs et ses candidats ont récemment été évincés notamment à la Cour internationale de justice de La Haye, à la tête de l’Office mondial du Vin et de l’Office mondial du Tourisme.
MADRID, 1er Juin (AFP). — L’Espagne a fait une entrée en force ces derniers mois sur la scène internationale où, de la diplomatie aux sports en passant par l’Eglise, elle détient un nombre croissant de postes-clefs.Celui de Haut Représentant Civil en Bosnie vient de s’ajouter avec la nomination de Carlos Westendorp, diplomate chevronné, spécialiste des questions européennes.Cette forte présence espagnole à la tête de nombreuses instances internationales a d’ailleurs failli lui coûter son poste. L’Italie jugeant que la diplomatie espagnole commençait à prendre trop de poids s’était opposée au choix de M. Westendorp.Comprenant l’irritation de Rome, le président du gouvernement conservateur, José Maria Aznar, avait lancé avec ironie lors du dernier sommet européen: «Ça ne me surprend pas: tu regardes...