Selon le chef de l’organisation du budget et de la planification Hamid Mirzadeh, cité par les journaux, 36 millions de personnes vivent dans des villes et le reste dans les régions rurales.
La province de Téhéran, qui englobe la capitale iranienne et les villes environnantes, compte à elle seule 11,2 millions d’habitants.
Selon M. Mirzadeh, le taux de croissance démographique a été de 1,96 entre 1986 et 1996, contre 3,2 pendant la décennie précédente. La taille moyenne des familles est tombée de 5,1 personnes à 4,7.
Le nombre exact des personnes recensées est de 60.055.488. De précédentes évaluations faisaient état de 63 à 64 millions d’habitants.
Ce recensement confirme les changements profonds survenus en Iran depuis la révolution de 1979.
La population, évaluée autour de 33 millions lors du recensement de 1976, a pratiquement doublé. En d’autres termes, près de la moitié des Iraniens d’aujourd’hui n’ont pas vécu le renversement du régime impérial.
Après la politique nataliste soutenue par le clergé chiite traditionnaliste, qui a suivi la révolution, l’Iran, confronté à d’énormes problèmes économiques, a lancé au début des années 90 un important programme de contrôle des naissances.
Les pilules contraceptives sont distribuées gratuitement, la stérilisation volontaire est encouragée et depuis 1993 les aides sociales n’augmentent plus au-delà du troisième enfant.
Selon une étude publiée en novembre par l’Institut français d’études démographiques, le nombre moyen d’enfants par femme en Iran a chuté de 6,8 à l’époque de la révolution à 3,5 aujourd’hui.


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