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Actualités - Chronologie

Impact limité sur les marchés en cas de victoire de la Gauche

PARIS, 29 Mai (Reuter). — L’impact d’une victoire de la gauche sur les marchés pourrait être limité, surtout sur les obligations, en raison principalement de la faible part détenue par les non-résidents.
«Si la gauche gagne, il y aura un petit choc initial à attendre sur les marchés, mais qui sera limité. Celui-ci se construit au fil des jours, tout d’abord au lendemain du premier tour, et aujourd’hui avec les rumeurs de sondages», explique Philippe Brossard, économiste de marché, chez ABN Amro.
Pour lui, la réaction différenciées des marchés (actions et obligations) tient principalement à la proportion respective détenue par les investisseurs internationaux. Les actions françaises sont à 35% entre les mains de non-résidents, contre seulement 10% pour la dette de l’Etat. Or, «les investisseurs étrangers se demandent si les socialistes vont être sérieux et gestionnaires tout de suite, ou alors s’ils vont donner quelques gages au peuple de gauche au cours des premiers mois, et surtout quel sera le poids des communistes dans le prochain gouvernement», souligne Hervé Goulletquer, économiste au Crédit Lyonnais.
Mais, souligne Marie Owens Thomsen, de la BIP, les contraintes seront les mêmes pour la droite ou la gauche au pouvoir et, «à la longue, ça ne changera pas grand chose».
Philippe Brossard estime même que l’arrivée des socialistes au pouvoir en France peut être perçue globalement comme une évolution sociale démocrate de l’Europe. Le Labour est arrivé au pouvoir en Grande-Bretagne au début du mois de mai et les Allemands pourraient être tentés par un changement de majorité l’année prochaine, ajoute-t-il.
On s’orienterait alors, selon lui, vers une interprétation beaucoup moins financière du traité de Maastricht. Cette orientation, qui pénaliserait les taux longs européens, ne serait pas forcément catastrophique pour les obligations françaises. «Les positions des grands investisseurs étrangers sur l’Europe sont très concentrées sur le marché obligataire allemand et pour ceux qui voulaient jouer la carte de la convergence, sur l’Italie et non pas sur la France. Si le marché obligataire devait baisser en Europe, il pourrait baisser moins en France qu’en Allemagne», explique-t-il.
Mais de toute façon, selon une majorité d’économistes, l’arrivée de la gauche au pouvoir en France ne retarderait pas la mise en place de l’Union économique et monétaire, considérée comme un facteur de stabilité pour les obligations.
Le marché obligataire français bénéficie par ailleurs d’une épargne domestique abondante. «Les marchés français devraient structurellement monter sur la moyenne période par rapport à tous les autres», dit-il.
Toujours concernant les taux, les économistes estiment que le court terme par politique monétaire est aujourd’hui indépendant de la Banque de France.
En revanche, le marché actions présente plus d’incertitudes. Outre qu’il est détenu à 35% par les non-résidents, la politique des socialistes pourrait peser sur les entreprises, notamment la mise en place d’une réduction progressive du temps de travail, qui conduirait à une hausse des coûts salariaux.
Certains économistes se disent aussi préoccupés par un possible retard du programme de restructuration de certains secteurs industriels (télécom, armement).
PARIS, 29 Mai (Reuter). — L’impact d’une victoire de la gauche sur les marchés pourrait être limité, surtout sur les obligations, en raison principalement de la faible part détenue par les non-résidents.«Si la gauche gagne, il y aura un petit choc initial à attendre sur les marchés, mais qui sera limité. Celui-ci se construit au fil des jours, tout d’abord au lendemain du premier tour, et aujourd’hui avec les rumeurs de sondages», explique Philippe Brossard, économiste de marché, chez ABN Amro.Pour lui, la réaction différenciées des marchés (actions et obligations) tient principalement à la proportion respective détenue par les investisseurs internationaux. Les actions françaises sont à 35% entre les mains de non-résidents, contre seulement 10% pour la dette de l’Etat. Or, «les investisseurs étrangers...