«Il n’y a pas lieu pour le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan d’envoyer un émissaire, dans la mesure où Israël a totalement rejeté la résolution des Nations Unies adoptée fin avril», a déclaré un porte-parole des Affaires étrangères.
Le porte-parole, qui n’a pas été en mesure de préciser si une demande formelle de M. Annan avait été présentée à Israël, faisait allusion à la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant la politique israélienne de colonisation à la suite de la mise en chantier le 18 mars d’un nouveau quartier juif, Har Homa, dans le quartier de Jebel Abou Ghneim, à Jérusalem-Est, la partie arabe occupée de la Ville sainte.
Votée par 134 Etats, cette résolution «condamne la construction par Israël (...) d’une nouvelle colonie à Jebel Abou Ghneim et toutes les autres mesures illégales prises par Israël dans les territoires occupés», tout en «exigeant l’arrêt immédiat et complet des travaux».
La résolution demande également à M. Annan de vérifier dans les deux mois si Israël a arrêté les travaux de construction à Har Homa. Le texte donne ainsi deux mois à Israël pour arrêter ces travaux ou risquer d’autres démarches de la part de l’ONU.
Le porte-parole a, par ailleurs, souligné qu’Israël était, «en revanche, disposé à inviter un envoyé du secrétaire général de l’ONU pour discuter d’une série de questions concernant la région».
Les Palestiniens avaient approuvé la résolution de l’ONU en la qualifiant de «grande et vraie victoire dans la lutte du peuple palestinien contre les implantations et la judaïsation de Jérusalem».
Seuls les Etats-Unis, Israël et la Micronésie avaient voté contre ce texte.
Le lancement de la construction de Har Homa a provoqué un gel des négociations israélo-palestiniennes.


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