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Actualités - Chronologie

Nouvelle détérioration des relations entre le Yemen et l'Arabie Séoudite

SANAA, 28 Mai (AFP). — Le Yémen a lancé une campagne de critiques contre l’Arabie Séoudite, accusant son puissant voisin avec lequel des négociations territoriales piétinent d’avoir mal reçu son chef de la diplomatie.
Pour le deuxième jour consécutif, un quotidien officiel a attaqué Ryad en estimant que le traitement réservé au chef de la diplomatie yéménite Abdel Karim el-Iryani, qui n’a pas été reçu par le roi Fahd lors d’une visite lundi en Arabie Séoudite, «a constitué une surprise et un choc» pour le Yémen.
«Nous aurions souhaité que cela ne se produise pas car le Yémen ne s’est jamais comporté de cette manière et a toujours voulu avoir de bonnes relations de voisinage (…) car seules les relations exemples d’arrogance et de haine sont faites pour durer», a ajouté as-Saoura.
«Nous ne pensons pas que cette attitude et la fermeture du marché séoudien aux produits yéménites constitue la réponse adéquate à la volonté du Yémen de résoudre le problème frontalier», a poursuivi «as-Saoura», prévenant que «toute atteinte (au Yémen) aura des répercussions graves et négatives».
Mardi, le journal «14 Octobre» avait accusé les dirigeants séoudiens d’avoir «commis une grave erreur» en «ignorant M. Iryani», qui a été reçu par le ministre de l’Intérieur, Nayef Ben Abdel Aziz, auquel il a remis un message au roi Fahd portant sur les négociations frontalières.
Cette visite était la première d’un responsable yéménite depuis les élections législatives du 27 avril au Yémen. M. Iryani avait accusé Ryad de financer des formations de l’opposition yéménite qui avaient boycotté ces élections.
Le quotidien indépendant «Yemen Times» avait accusé le 21 mai Ryad d’expulser des centaines de Yéménites en situation irrégulière et d’interdire l’importation de fruits et légumes du Yémen.
«Ces nouvelles difficultés sont un résultat direct des élections, l’Arabie estimant que ses protégés ont perdu du terrain et que le président Ali Abdallah Saleh en sort renforcé», avait affirmé le journal.
Les relations entre l’Arabie Séoudite et le Yémen évoluent en dents de scie, malgré une réconciliation officielle, en 1995. Les rapports s’étaient dégradés pendant la crise du Golfe en 1990, Sanaa ayant été accusé de prendre le parti de Bagdad. Ryad avait alors expulsé 800.000 travailleurs yéménites.
Les deux pays ont signé en 1995 un accord en vertu duquel le Yémen a renoncé à revendiquer trois provinces frontalières cédées en 1934 à son voisin. Les deux pays se sont alors engagés à normaliser leurs relations.
Mais le Yémen reproche à Ryad de vouloir limiter les négociations, qui jusqu’ici piétinent, à la seule question de la délimitation de la frontière.
Des politiciens yéménites soulignent que leur pays tient à avoir des relations «d’égal à égal» avec son voisin, qui renferme le quart des réserves mondiales de pétrole.
«Même si la question des frontières est réglée, cela ne résoudra pas celle des relations bilatérales qui doivent être fondées sur le respect mutuel et les principes de non-ingérence», a indiqué un responsable qui a requis l’anonymat.
Les responsables yéménites soulignent en privé leur détermination à garder la liberté de décision du Yémen, échapper à l’hégémonie séoudienne et «limiter les ingérences du royaume dans les affaires intérieures yéménites».
L’Arabie Séoudite dispose d’une grande influence sur les tribus du nord du pays et leur apporte un appui financier, selon des diplomates.
SANAA, 28 Mai (AFP). — Le Yémen a lancé une campagne de critiques contre l’Arabie Séoudite, accusant son puissant voisin avec lequel des négociations territoriales piétinent d’avoir mal reçu son chef de la diplomatie.Pour le deuxième jour consécutif, un quotidien officiel a attaqué Ryad en estimant que le traitement réservé au chef de la diplomatie yéménite Abdel Karim el-Iryani, qui n’a pas été reçu par le roi Fahd lors d’une visite lundi en Arabie Séoudite, «a constitué une surprise et un choc» pour le Yémen.«Nous aurions souhaité que cela ne se produise pas car le Yémen ne s’est jamais comporté de cette manière et a toujours voulu avoir de bonnes relations de voisinage (…) car seules les relations exemples d’arrogance et de haine sont faites pour durer», a ajouté as-Saoura.«Nous ne pensons...