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Actualités - Chronologie

Kohler, un roc dans l'ombre de Sammer

MUNICH, (Allemagne), 27 mai (AFP). — A Dortmund, il y a Matthias Sammer, le «ballon d’or» européen. Mais il y a aussi derrière lui Juergen Kohler, le roc: si le Borussia remporte le plus grand succès de son histoire contre la Juventus de Turin en finale de la Ligue des champions de football, elle le devra pour beaucoup à cet ancien de la «Juve».
On l’avait dit fini. Or, à 31 ans, il est meilleur que jamais, plus idolâtré peut-être à Dortmund que Sammer ou Andreas Moeller. Kohler ou l’homme par qui la finale est arrivée et que le Borussia a retenu contre son gré quand l’Angleterre l’appelait en cours de saison.
«Sans lui, je ne sais pas si nous aurions tenu», soufflait son entraîneur Ottmar Hitzfeld après la demi-finale retour contre Manchester United. «Kohler, roi d’Old Trafford», titrait la «bible» allemande du football, Kicker, qui, fait exceptionnel, lui décernait une note maximale.
Le stoppeur n’avait rejoint ses coéquipiers que la veille. Une fausse couche de sa compagne lui avait laissé trois ou quatre heures de sommeil, une grippe intestinale l’avait défait. Mais Kohler se veut aussi dur envers lui-même qu’envers les autres.

Plus d’un attaquant porte les traces du traitement concocté par ce défenseur en 265 rencontres de Bundesliga, 102 de Serie A italienne, 56 de coupes d’Europe et 91 en équipe nationale. «Kohler est le prototype même du joueur allemand, très bon technicien, très accrocheur», dit de lui son partenaire pendant quatre ans à la Juventus et prochain adversaire, le gardien Angelo Peruzzi. «Un grand professionnel», se rappelle Marcello Lippi, l’entraîneur de Turin qui l’eut un an sous sa férule.
Kohler pour sa part observe avoir «pris de la valeur» en Italie. Mais l’heure n’est plus aux manifestations de reconnaissance. L’enjeu pour lui: une consécration supplémentaire après avoir gagné une Coupe du monde, un championnat d’Europe, une Coupe de l’UEFA (contre... Dortmund), des titres nationaux en Italie comme en Allemagne.
«Tout le monde devra être à son meilleur niveau», prévient ce «bloc» qu’un nouveau venu, le grand espoir Christian Vieri, tentera de fissurer. «Sinon ce sera très dur, car, tactiquement, les Italiens sont beaucoup plus disciplinés et ils savent exploiter la moindre faiblesse», ajoute-t-il.
Selon lui, «il faudra tenir le 0-0 le plus longtemps possible: à un moment ou un autre, une occasion de but se présentera et si nous marquons, la Juventus devra ouvrir le jeu».
MUNICH, (Allemagne), 27 mai (AFP). — A Dortmund, il y a Matthias Sammer, le «ballon d’or» européen. Mais il y a aussi derrière lui Juergen Kohler, le roc: si le Borussia remporte le plus grand succès de son histoire contre la Juventus de Turin en finale de la Ligue des champions de football, elle le devra pour beaucoup à cet ancien de la «Juve».On l’avait dit fini. Or, à 31 ans, il est meilleur que jamais, plus idolâtré peut-être à Dortmund que Sammer ou Andreas Moeller. Kohler ou l’homme par qui la finale est arrivée et que le Borussia a retenu contre son gré quand l’Angleterre l’appelait en cours de saison.«Sans lui, je ne sais pas si nous aurions tenu», soufflait son entraîneur Ottmar Hitzfeld après la demi-finale retour contre Manchester United. «Kohler, roi d’Old Trafford», titrait la «bible»...