«Tout changement dans les relations avec les Etats-Unis dépend d’un changement de la politique de ce pays à l’égard de l’Iran. Malheureusement, nous ne voyons aucun signe d’un tel changement dans la politique américaine», a déclaré M. Khatami au cours de sa première conférence de presse depuis son élection, vendredi.
«Nous sommes désolés de voir que la politique des Etats-Unis a été toujours hostile à la révolution et à notre système», a expliqué M. Khatami, soulignant que son élection à la tête de l’Etat était le résultat «d’un droit au libre choix (des électeurs) et non pas d’une opposition au système» iranien.
«Tant que le Américains ne cessent pas de vouloir nuire à notre indépendance et à l’intérêt national de notre pays, nous n’aurons pas de relation» avec Washington, a dit M. Khatami.
Les relations entre Washington et Téhéran sont rompues depuis l’avènement de la révolution islamique en Iran en 1979.
Lundi, le porte-parole du département d’Etat, Nicholas Burns, avait affirmé que Washington ne changerait pas de politique envers le régime iranien tant que Téhéran «soutiendra le terrorisme, s’opposera aux négociations de paix au Proche-Orient et cherchera à acquérir une capacité nucléaire» militaire.
«Nous avons toujours été contre le terrorisme, particulèrement le terrorisme d’Etat», a répliqué M. Khatami lors de sa conférence de presse.
Le nouveau président iranien a par ailleurs réaffirmé l’opposition de son pays au «pseudo-processus de paix au Proche-Orient», et s’en est pris à Israël qu’il a accusé de «terrorisme» en raison de sa politique contre les Palestiniens dans les territoires occupés.
«L’appartenance» des îles
D’autre part, le président élu a réaffirmé «l’appartenance» à l’Iran des îles du Golfe revendiquée par les Emirats arabes unis (UAE), tout en soulignant que Téhéran restait prêt à engager «des négociations bilatérales» à ce sujet.
L’Iran et les Emirats sont en conflit au sujet de la souveraineté sur les îles stratégiques d’Abou Moussa, de la Grande et de la Petite Tomb, à l’entrée du Golfe persique.
«Ce problème est entre l’Iran et les Emirats, et une ingérence étrangère n’est dans l’intérêt de personne», a ajouté M. Khatami.
Pour le nouveau président iranien, les pays de la région «ont beaucoup de traits et d’intérêts communs» et doivent développer leurs relations et leur coopération.


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