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Actualités - Chronologie

L'excision, licite mais pas obligatoire, selon une Fatwa

LE CAIRE, 23 Mai (AFP). — Le mufti d’Egypte, cheikh Nasr Farid Wassel, a affirmé dans une «fatwa» (décret religieux) que l’excision était licite même si l’islam ne la rendait pas obligatoire, a-t-on appris de source judiciaire.
Mardi, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, avait rendu un avis identique. Dans un rapport remis au tribunal administratif au Caire, il affirmait que l’excision «est licite» même si l’islam ne la rend pas obligatoire et laisse à la famille le libre choix concernant cette question.
Cet avis du Conseil d’Etat avait été transmis à un tribunal de première instance au Caire, qui a demandé l’avis du mufti pour pouvoir se prononcer dans un procès intenté par un enseignant égyptien, cheikh Youssef al-Badri, qui utilise systématiquement les prétoires pour tenter de faire imposer sa vision islamiste à la société.
Cheikh Badri avait entrepris une action en justice pour réclamer la suppression d’une phrase dans un livre scolaire, présentant l’excision comme une «mauvaise habitude prohibée par l’islam».
«Les ulémas musulmans s’accordent pour estimer que l’excision est licite et que cette question est du ressort des femmes», a dit le mufti dans sa «fatwa».
«L’excision n’est ni obligatoire, ni illicite. C’est une affaire qui est laissée (au choix) des personnes concernées», a ajouté le mufti.
LE CAIRE, 23 Mai (AFP). — Le mufti d’Egypte, cheikh Nasr Farid Wassel, a affirmé dans une «fatwa» (décret religieux) que l’excision était licite même si l’islam ne la rendait pas obligatoire, a-t-on appris de source judiciaire.Mardi, le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, avait rendu un avis identique. Dans un rapport remis au tribunal administratif au Caire, il affirmait que l’excision «est licite» même si l’islam ne la rend pas obligatoire et laisse à la famille le libre choix concernant cette question.Cet avis du Conseil d’Etat avait été transmis à un tribunal de première instance au Caire, qui a demandé l’avis du mufti pour pouvoir se prononcer dans un procès intenté par un enseignant égyptien, cheikh Youssef al-Badri, qui utilise systématiquement les prétoires pour tenter...