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Actualités - Chronologie

Quatre présidents aux destins très divers

TEHERAN, 22 Mai (AFP). — Le futur président sera le cinquième, depuis la révolution de 1979, qui a fait passer le pays d’un régime impérial à une république islamique.
Les quatre premiers présidents ont connu des destins très divers.
Abolhassan Banisadr, un intellectuel proche de l’ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, a été élu à la présidence le 25 janvier 1980 par 71% des voix.
Privé des moyens de gouverneur dans un contexte d’ébullition révolutionnaire, confronté au début de la guerre avec l’Irak, vigoureusement combattu par les cercles traditionalistes, il est finalement destitué par Khomeiny le 21 juin 1981. Il s’enfuit alors en France, où il devient une figure de proue de l’opposition civile au régime de Téhéran.
Son successeur conservateur Mohammad Rajai, crédité de 85% des suffrages, prend la présidence le 24 juillet 1981 pour quelques semaines seulement. Le 30 août, il est tué dans un attentat à la bombe, attribué par le pouvoir islamique aux Moudjahidine du peuple, principal mouvement d’opposition armée au régime.
Le 5 octobre, Ali Khamenei, un autre proche de Khomeiny, lui succède à la tête de l’Etat avec 99% des voix. Le double mandat de Khamenei (il est réélu le 16 août 1985 avec 85% des suffrages) est dominé par le conflit avec l’Irak (1980/88).
Les relations avec l’Occident se dégradent profondément à la suite de la fatwa (décret religieux) condamnant à mort l’écrivain britannique Salman Rushdie, accusé de blasphème par l’ayatollah Khomeiny.
Après la mort de Khomeiny le 4 juin 1989, Khamenei prend sa succession et devient guide spirituel de l’Iran.
M. Hachémi-Rafsandjani, alors président du Parlement, est élu à 94,5% des voix président de la République le 28 juillet 1989.
Il est réélu le 11 juin 1993 par «seulement» 63,5% des suffrages, tandis qu’un ancien ministre du Travail conservateur, Ahmad Tavakkoli, rafle 3 millions de voix, traduisant le désarroi d’une partie de l’opinion et les sourdes luttes de factions au sein du régime.
La politique d’ouverture économique et de normalisation diplomatique de M. Hachémi-Rafsandjani est largement battue en brèche par des erreurs de gestion, la rivalité avec Khamenei et la «guérilla» des milieux conservateurs.
La Constitution l’empêchant de briguer un troisième mandat, il va rester président du «Conseil de discernement des intérêts du régime», un organisme collégial dont les pouvoirs d’arbitrage et de conseil viennent d’être renforcés.
TEHERAN, 22 Mai (AFP). — Le futur président sera le cinquième, depuis la révolution de 1979, qui a fait passer le pays d’un régime impérial à une république islamique.Les quatre premiers présidents ont connu des destins très divers.Abolhassan Banisadr, un intellectuel proche de l’ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, a été élu à la présidence le 25 janvier 1980 par 71% des voix.Privé des moyens de gouverneur dans un contexte d’ébullition révolutionnaire, confronté au début de la guerre avec l’Irak, vigoureusement combattu par les cercles traditionalistes, il est finalement destitué par Khomeiny le 21 juin 1981. Il s’enfuit alors en France, où il devient une figure de proue de l’opposition civile au régime de Téhéran.Son successeur conservateur Mohammad Rajai, crédité de 85% des...