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Actualités - Chronologie

Lutte anticancer: essais prometteurs de thérapie génique

DENVER (Etats-Unis), 20 Mai (AFP). — Deux essais de thérapie génique consistant à envoyer — pour la première fois — un gène «suppresseur de tumeurs» sur les sites de deux types de cancer ont été réalisés aux Etats-Unis et ont donné des résultats «encourageants».
Les résultats de ces travaux ont été présentés mardi par les chercheurs du M.D. Anderson Cancer Center de Houston (Texas), à Denver (Colorado), en clôture du 33e congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO).
L’envoi dans l’organisme du gène P53, transporté par un adénovirus modifié pour éviter qu’il puisse se multiplier et transmettre la maladie dont il était responsable, a été réalisé sur deux groupes de patients, l’un souffrant de la forme la plus grave de cancer du poumon et l’autre de cancers de la tête et du cou.
Une anomalie du gène P53 est présente dans plus de 50% de tous les cancers et, même si elle n’est pas seule responsable de la survenue de la maladie, les spécialistes estiment qu’elle joue un rôle déterminant.
En bon état de fonctionnement, ce gène ordonne l’arrêt de la division des cellules anormales et contrôle aussi l’apoptose, le processus naturel de mort des cellules endommagées. Quand le gène P53 est absent de l’organisme ou présente une anomalie, les cellules deviennent immortelles et continuent à se reproduire.

Activité clinique

Selon le Pr Jack Roth, responsable de ces essais, le recours au gène P53 a été bien toléré par les patients et le gène a montré une réelle activité clinique.
«Dans les deux cas, le traitement semble sûr et n’a pas entraîné d’effets secondaires sérieux», a-t-il précisé.
Les personnes, qui ont participé aux deux essais, étaient des malades qui ne répondaient plus aux traitements conventionnels.
L’essai sur 21 patients atteints de cancer du poumon a consisté à acheminer le gène réparateur sur le site de la tumeur avec un adénovirus comme transporteur. Aux plus hautes doses, les tumeurs de cinq patients sur six ont cessé de grandir pendant des périodes variables et chez le sixième malade, une réponse partielle a été observée pendant plus de six mois.
Sur huit autres malades qui recevaient à la fois le gène P53 et un médicament classique contre le cancer du poumon, le cisplatine, la tumeur a cessé de se développer pendant des périodes allant jusqu’à six mois, et la tumeur d’un neuvième patient, qui recevait cette même combinaison de traitement, a même partiellement régressée: à la fin de l’essai, son volume avait diminué d’au moins 50%.
Dans l’essai sur des malades souffrant de cancers de la tête et du cou, le gène suppresseur de tumeurs a été acheminé de la même manière, directement sur le site cancéreux, chez 17 patients opérables et 13 non opérables.
«Le traitement a entraîné une régression tumorale chez plusieurs malades qui, en raison de la gravité de leur état, ne pouvaient être opérés, et une partie de ceux qui ont subi une intervention chirurgicale ont vu leur tumeur disparaître totalement pendant plus de six mois», a expliqué le Dr Roth.
Le cancer du poumon est le plus mortel de tous et le plus répandu dans le monde. En 1996, selon l’Organisation mondiale de la santé, il a tué en tout 989.000 personnes. Son taux de survie au bout de cinq ans ne dépasse pas 13%.
Environ 120.000 nouveaux cas de cancers de la tête et du cou apparaissent chaque année et le taux de survie à ce type de cancer — un an maximum en cas de rechute — est resté inchangé depuis trois décennies.
DENVER (Etats-Unis), 20 Mai (AFP). — Deux essais de thérapie génique consistant à envoyer — pour la première fois — un gène «suppresseur de tumeurs» sur les sites de deux types de cancer ont été réalisés aux Etats-Unis et ont donné des résultats «encourageants».Les résultats de ces travaux ont été présentés mardi par les chercheurs du M.D. Anderson Cancer Center de Houston (Texas), à Denver (Colorado), en clôture du 33e congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO).L’envoi dans l’organisme du gène P53, transporté par un adénovirus modifié pour éviter qu’il puisse se multiplier et transmettre la maladie dont il était responsable, a été réalisé sur deux groupes de patients, l’un souffrant de la forme la plus grave de cancer du poumon et l’autre de cancers de la tête et...