«Pour autant que nous pouvons le constater. L’Autorité palestinienne ne lutte pas contre la structure terroriste», a affirmé le secrétaire du gouvernement israélien Danny Naveh.
«Elle ne fait rien pour se conformer à une liste d’actions qui seraient nécessaires pour vraiment combattre le terrorisme», a-t-il dit à la radio publique.
Selon M. Naveh, le dirigeant palestinien Yasser Arafat remet en liberté des activistes de groupes anti-israéliens dès que sa police les capture.
Des responsables militaires israéliens, cités par la radio, ont affirmé dans le même sens que la police palestinienne avait commencé à relâcher quelques-uns des 200 militants du Jihad islamique arrêtés dans la bande de Gaza après deux attaques-suicide ratées contre des colonies juives le mois dernier.
Le processus de paix israélo-palestinien est bloqué depuis qu’Israël a commencé le 18 mars à édifier une nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est. Depuis lors, l’Etat juif a affirmé que M. Arafat devait réprimer les groupes qui commettent des attaques anti-israéliennes pour que les négociations puissent reprendre.
Les Palestiniens exigent de leur côté l’arrêt des travaux de la nouvelle colonie juive. Pour manifester leur mécontentement, ils ont refusé vendredi dernier de prendre part à une réunion de responsables de la sécurité des deux parties que le médiateur américain Dennis Ross avait essayé de mettre sur pied.
L’ambassadeur américain à Tel-Aviv, Martin Indyk, a regretté dimanche la «cassure» de l’accord d’Oslo sur l’autonomie, en affirmant que le marchandage fondamental — la sécurité pour les Israéliens, la marche vers un Etat pour les Palestiniens — s’était défait.


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