Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les investisseurs invitent l'Egypte à accélérer les privatisations

LE CAIRE, 15 Mai (AFP). — Les investisseurs et experts économiques internationaux ont appelé l’Egypte à faire preuve davantage d’audace et de transparence dans les privatisations pour attirer les multinationales.
«Tant que l’Egypte ne privatisera pas complètement un secteur stratégique comme les télécommunications, le pétrole, le gaz ou l’énergie, le processus de privatisation ne sera jamais pris au sérieux», a affirmé le directeur des marchés émergents chez Merryll Lynch à Londres, M Paul Raphaël.
M. Raphaël s’exprimait lors d’une conférence intitulée «L’Egypte, un marché émergent», organisée par la Chambre de commerce américaine au Caire avec la participation de 500 personnes venues de 22 pays.
Le ministre égyptien du secteur des Affaires, M. Atef Ebeid, a annoncé au début de cette conférence que son pays ne comptait pas «pour le moment» privatiser le système de télécommunications, «car nous voulons d’abord prouver à l’opinion publique égyptienne que le secteur privé peut être efficace».
Il a ajouté que l’Egypte avait besoin de «huit milliards de dollars par an d’investissements pour atteindre un taux de croissance de 7 à 8% en l’an 2000».
«Ces déclarations ne sont pas un encouragement pour attirer les huit milliards de dollars d’investissements annuels», a répliqué aux journalistes M. Raphaël.
«Les investissements étrangers directs en Egypte n’atteindront jamais leur pleine capacité tant que les investisseurs ne pourront pas acheter de compagnies stratégiques de premier ordre et tant que le processus de privatisation ne sera pas totalement transparent», a ajouté M. Raphaël.
Il a estimé que l’Egypte devrait vendre d’abord ces grandes compagnies publiques «plutôt que les fabriques de parfums, de bonbons et de chocolat».
«Dès que vous privatisez une compagnie stratégique, le monde entier le sait, réalise que vous êtes sérieux et vient investir», estime-t-il.
«S’il (le gouvernement égyptien) ne le fait pas, il perd du temps car les responsables des multinationales géantes comme Mobil ou ATetT recherchent des opportunités à travers le monde», a-t-il souligné.
L’Egypte s’est lancée depuis 1991 dans un programme de privatisation, qui s’est accéléré depuis deux ans avec la nomination de M. Kamal al-Ganzouri à la tête du gouvernement. Cependant, ce sont surtout des entreprises de biens de consommation qui ont été offertes aux investisseurs.
Le pays a vécu depuis 1952 dans une économie ultra-nationalisée et l’Etat craint qu’une vente rapide des entreprises publiques surendettées ne provoque une «déstabilisation sociale» en raison des licenciements massifs qui en résulteraient.
«Je ne pense pas que le programme (actuel) place l’Egypte parmi les pays sérieux en matière de privatisation», a affirmé M. Raphaël en notant que «l’Argentine a réussi à privatiser en trois ans (1991-1994) des secteurs estimés à plus de 20 milliards de dollars», contrairement à l’Egypte.
LE CAIRE, 15 Mai (AFP). — Les investisseurs et experts économiques internationaux ont appelé l’Egypte à faire preuve davantage d’audace et de transparence dans les privatisations pour attirer les multinationales.«Tant que l’Egypte ne privatisera pas complètement un secteur stratégique comme les télécommunications, le pétrole, le gaz ou l’énergie, le processus de privatisation ne sera jamais pris au sérieux», a affirmé le directeur des marchés émergents chez Merryll Lynch à Londres, M Paul Raphaël.M. Raphaël s’exprimait lors d’une conférence intitulée «L’Egypte, un marché émergent», organisée par la Chambre de commerce américaine au Caire avec la participation de 500 personnes venues de 22 pays.Le ministre égyptien du secteur des Affaires, M. Atef Ebeid, a annoncé au début de cette conférence...