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Actualités - Chronologie

Les rebelles poursuivent leur avance sur Kinshasa

LUBUMBASHI (Zaïre), 15 Mai (AFP). — Les rebelles zaïrois poursuivaient jeudi leur marche sur Kinshasa, alors que les négociateurs voulaient encore croire en une solution négociée, après l’annulation mercredi du sommet entre le président Mobutu Sese Seko et le chef de la rébellion Laurent-Désiré Kabila.
La radio rebelle «La voix du peuple», citant M. Kabila, a annoncé jeudi, que les forces de l’Alliance «progressaient inexorablement vers Kinshasa».
Plusieurs centaines de soldats occidentaux stationnés à Brazzaville, sur l’autre rive du fleuve Zaïre, se tiennent prêts à évacuer les étrangers de Kinshasa, où le gouvernement a imposé un couvre-feu.
Le ministre zaïrois de l’Information, Kin-Kiey Mulumba, a cependant assuré que les forces rebelles se trouvaient toujours près de la rivière Kwango, à 200 km à l’est de Kinshasa. Il s’agit de la position la plus proche de la capitale que le gouvernement ait jusqu’ici reconnue aux rebelles.
Selon d’autres sources pourtant, les hommes de l’Alliance ont franchi la rivière il y a plusieurs jours.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la radio rebelle, citant M. Kabila, indiquait en outre que des «éléments du génie de l’armée» rebelle avaient entrepris la reconstruction d’un pont sur la rivière Maydube qui avait été détruit par les forces gouvernementales en fuite.
Moise Nyarugabo, secrétaire général de l’Alliance, avait déclaré mercredi soir que l’option militaire resterait la seule possible si des pourparlers ne pouvaient être réactivés.
Le sommet inter-zaïrois, qui devait se dérouler mercredi à bord du navire Outeniqua dans le port congolais de Pointe-Noire, a été annulé, Nelson Mandela ayant refusé qu’il ait lieu dans les eaux internationales comme l’avait demandé M. Kabila, invoquant des menaces pour sa sécurité personnelle.
En fait, la rébellion mène une véritable guerre psychologique, notamment par l’intermédiaire de «La voix du peuple», qui signalait mardi la présence des troupes rebelles à deux heures de Kinshasa, puis promettait la prise de la ville, et enfin annonçait son occupation.
Les soldats de l’Alliance contrôlent désormais les deux-tiers du pays.
La plupart du temps, les soldats gouvernementaux ont fui avant même leur arrivée. Selon des sources informées, les quelques batailles qui ont eu lieu étaient menées par des soldats venus de pays africains voisins et rangés des deux côtés.
Kenge, à 270 km à l’est de Kinshasa, a ainsi été la localité la plus disputée, en sept mois d’offensive rebelle. Les combats, qui ont pris fin il y a quelques jours, y auraient fait quelque 500 morts parmi les belligérants et les civils, selon des sources informées.
LUBUMBASHI (Zaïre), 15 Mai (AFP). — Les rebelles zaïrois poursuivaient jeudi leur marche sur Kinshasa, alors que les négociateurs voulaient encore croire en une solution négociée, après l’annulation mercredi du sommet entre le président Mobutu Sese Seko et le chef de la rébellion Laurent-Désiré Kabila.La radio rebelle «La voix du peuple», citant M. Kabila, a annoncé jeudi, que les forces de l’Alliance «progressaient inexorablement vers Kinshasa».Plusieurs centaines de soldats occidentaux stationnés à Brazzaville, sur l’autre rive du fleuve Zaïre, se tiennent prêts à évacuer les étrangers de Kinshasa, où le gouvernement a imposé un couvre-feu.Le ministre zaïrois de l’Information, Kin-Kiey Mulumba, a cependant assuré que les forces rebelles se trouvaient toujours près de la rivière Kwango, à 200 km à...