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Actualités - Conferences Et Seminaires

Pédagogie Clôture du colloque sur le français dans les petites classes

Le colloque sur l’enseignement du français dans les petites classes, qui a groupé 300 professionnels au CCF les 13 et 14 mai, a clôturé ses travaux hier à la Salle Montaigne en présence de l’ambassadeur de France, M. Daniel Jouanneau.
Marie-Françoise Hamard, attaché culturel, a expliqué dans un mot de présentation «qu’au sein des bouleversements suscités par la refonte des programmes scolaires et la modernisation des approches méthodologiques, l’école maternelle occupe une place tout à fait privilégiée. C’est en effet entre trois et sept ans que le jeune enfant acquiert, de manière irréversible, la quasi-totalité des apprentissages et, en particulier, les mécanismes du bilinguisme, comme l’ont démontré de récentes recherches en ce domaine...».
L’ambassadeur Jouanneau a pour sa part rappelé les grandes lignes de la politique culturelle de la France au Liban. Il a dit, s’adressant au public d’enseignants: «Nous avons établi un partenariat très satisfaisant avec le CNRDP autour de la réforme des programmes. La collaboration qui se développe avec l’ensemble des universités du Liban pour soutenir les enseignants en cours de formation. Sur le terrain, nous avons un réseau d’attachés du Bureau de coopération linguistique et éducative et nous avons les centres culturels. Ils sont présents pour répondre aux besoins de formation dans les établissements où vous-mêmes enseignez.
«De plus en plus nombreux, et je m’en réjouis beaucoup, des volontaires français jeunes ou moins jeunes viennent participer à vos côtés à des actions d’enseignement ou de formation... Rien que cette semaine on assiste à «un défi lecture» à Beyrouth comme à Tripoli, une exposition de livres jeunesse dans le Chouf et bientôt à Saïda; une journée de l’Europe à Zahlé et en ce moment, 10 écoliers libanais participent au Festival de Cannes».
«Certes la coopération éducative est d’abord destinée aux enseignants, a-t-il poursuivi, mais il est bon que les enfants puissent y participer directement et vivre ainsi en français. Cette coopération est ouverte à tous les partenaires du service public de l’éducation libanaise aussi bien l’enseignement public que l’enseignement privé. Nous offrons à tous ces partenaires notre expérience, nous ne prétendons pas être les meilleurs. La réflexion sur la langue française se fait avec vous et avec tous les autres pays francophones. Mais je crois qu’à Beyrouth, une bonne coopération s’est établie précisément parce qu’elle se déroule dans un climat de dialogue et nous avons autant à apprendre que vous les enseignants libanais que vous avez à profiter de notre expérience».
M. Jean Duverger, auteur de «L’enseignement bilingue aujourd’hui», longtemps inspecteur de l’éducation nationale à l’étranger, a développé pour sa part les remarques suivantes:
«Plusieurs caractéristiques sont à retenir. Ce colloque a su croiser des considérations théoriques, des hypothèses avec des apports méthodologiques et pédagogiques très concrets. Il illustre ce que Rogers, un pédagogue américain disait: rien n’est plus pratique qu’une bonne théorie».
Et de poursuivre: «Ce colloque a su problématiser la situation sans la simplifier, sans faire de manichéisme. Il a été très ouvert et optimiste. Mais il faut donner du temps au temps. Ce n’est pas en tirant sur l’herbe qu’on le fait pousser».
M. Duverger a ensuite synthétisé les apports de ces échanges en quatre axes:
— «Il y a d’abord la nécessité de donner du sens à l’enseignement du français dès les petites classes. C’est-à-dire donner de la visibilité, de la lisibilité pour les adultes mais aussi de la signification pour les enfants. Que l’enfant comprenne, intuitivement bien sûr, pourquoi il parle le français. Il faut faire vivre auprès des enfants aussi cette identité francophone, il faut l’entretenir, l’intégrer dans l’environnement.
— Deuxième axe: la nécessité d’articuler l’enseignement du français sur la langue maternelle.
— Troisième axe: trouver des dispositifs, des structures de pédagogie qui soient cohérents avec ce bilinguisme scolaire. La concertation entre l’enseignant de langue 1 et de langue 2 doit être permanente.
— Quatrième axe: il y a nécessité au niveau de la formation des maîtres d’inventer des stratégies pour une formation à l’enseignement bilingue».
Soulignons finalement que les résolutions finales de ce colloque, en cours de préparation, seront publiées sous peu.
Le colloque sur l’enseignement du français dans les petites classes, qui a groupé 300 professionnels au CCF les 13 et 14 mai, a clôturé ses travaux hier à la Salle Montaigne en présence de l’ambassadeur de France, M. Daniel Jouanneau.Marie-Françoise Hamard, attaché culturel, a expliqué dans un mot de présentation «qu’au sein des bouleversements suscités par la refonte des programmes scolaires et la modernisation des approches méthodologiques, l’école maternelle occupe une place tout à fait privilégiée. C’est en effet entre trois et sept ans que le jeune enfant acquiert, de manière irréversible, la quasi-totalité des apprentissages et, en particulier, les mécanismes du bilinguisme, comme l’ont démontré de récentes recherches en ce domaine...».L’ambassadeur Jouanneau a pour sa part rappelé les...