«Je pense que la loi, adoptée avec d’importants amendements (par rapport à l’ancienne), est très bonne», a déclaré le président albanais.
«La nouvelle loi électorale a été totalement refaite, conformément aux normes européennes et au contrat politique du 9 mai», signé par le Parti démocratique (PD, au pouvoir) et neuf partis d’opposition, a ajouté M. Berisha.
L’opposition avait menacé, avant même que la loi ne soit adoptée, de boycotter les élections et de revoir sa participation au gouvernement de réconciliation nationale si le projet de loi passait au Parlement.
Franz Vranitzky, envoyé spécial en Albanie de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a lancé mardi à Vienne un appel au Parti démocratique de M. Berisha pour qu’il œuvre en vue d’un «consensus sur la loi électorale».
Selon M. Berisha, la nouvelle loi favorise les petits partis et applique toutes les recommandations du Conseil de l’Europe dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les commissions électorales ou le temps d’antenne réservé aux différents partis.
«Si les socialistes (PS, principal parti d’opposition) menacent de boycotter les élections malgré les profonds remaniements de la loi, cela veut dire qu’ils ne veulent pas participer aux élections», a affirmé M. Berisha.
«Je ne peux pas dire qu’un consensus a été obtenu (sur la loi) mais je peux dire que la loi électorale rapproche les positions de tous les partis», a-t-il estimé, ajoutant qu’il est «vraiment difficile de trouver un système électoral accepté par les dix partis politiques».
L’opposition reproche à la nouvelle loi d’être semblable à l’ancienne qui a, selon elle, favorisé le PD lors des élections législatives de 1996.
Le PS, chef de file de l’opposition, réclame un scrutin proportionnel, alors que le projet présenté par le PD assurait la prépondérance du mode majoritaire.
L’ancienne loi électorale prévoyait 140 circonscriptions, dont 115 choisissaient leur élu au scrutin majoritaire et 25 au proportionnel. La nouvelle loi instaure 15 nouvelles circonscriptions où le scrutin se ferait également au mode proportionnel.
«Les démocrates et toutes les forces politiques ainsi que tous les Albanais doivent s’engager sérieusement pour les élections de juin afin que le pays prenne le chemin de la démocratie et de l’intégration à l’Europe», a déclaré M. Berisha.
«Cette loi ne représente pas un défi au gouvernement de réconciliation nationale» dirigé par le socialiste Bashkim Fino, a-t-il précisé.


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