«Non, je ne crois pas que les Israéliens pensent sérieusement à déclarer une guerre qui torpillerait entièrement le processus de paix», a estimé M. Moubarak qui était interrogé par la télévision d’Abou Dhabi sur l’éventualité d’une confrontation entre Israël et la Syrie.
M. Moubarak a néanmoins exhorté le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à renoncer aux menaces de «recours à la force».
«Je lui ai dit: ne menace pas de recourir aux forces armées pour résoudre le problème (…) qui ne sera réglé que par des négociations sérieuses qui garantissent les droits de tous», a ajouté M. Moubarak.
«Il (Netanyahu) a plusieurs fois menacé de recourir à la guerre, mais je lui ait dit: ne joue pas avec le feu parce que c’est très dangereux», a indiqué M. Moubarak.
Pas de rapprochement
avec l’Iran
M. Moubarak a d’autre part affirmé qu’il n’y avait pas de rapprochement entre son pays et l’Iran, et avoir posé deux conditions avant toute normalisation entre Le Caire et Téhéran. La première concerne la question du terrorisme qui «demeure le principal obstacle», selon M. Moubarak, à une normalisation entre les deux pays dont les relations se sont dégradées depuis la révolution islamique iranienne de 1979.
La deuxième condition repose sur le règlement des «problèmes avec les Emirats arabes unis» qu’un conflit territorial oppose à l’Iran sur trois îles stratégiques dans le sud du Golfe, a encore indiqué le président égyptien.
Expliquant que l’Egypte ne pouvait pas établir de relation avec l’Iran alors que Téhéran «se comporte de cette manière», M. Hosni Moubarak a déclaré à la télévision d’Abou Dhabi que M. Velayati lui avait assuré que l’Iran «n’abritait pas de terroristes et que (Téhéran) était prêt à négocier sincèrement» (avec les Emirats).


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