Le combat de taureaux, organisé quotidiennement dans le cadre du festival des soldats de Dubaï, qui dure un mois, attire de nombreux jeunes mais également des dizaines de vieillards, nostalgiques de ce spectacle qui fut aussi populaire que la course de chameaux.
Abdallah Ahmed Khattal, 77 ans, un des plus grands propriétaires de bovidés aux Emirats arabes unis, affirme que le combat de taureaux n’a survécu que dans l’Est du pays, à Foujeirah et à Kalba, la région la moins développée du pays.
«Je possède 42 taureaux capables de combattre et je suis contraint parfois d’organiser des combats entre mes propres taureaux car les autres éleveurs n’en ont pas autant», a indiqué M. Khattal, lui-même originarie de Foujeirah.
A l’issue de la corrida espagnole, le combat de taureaux a son rituel. Des hommes amènent les deux taureaux dans l’arène et attachent chacun d’eux à un pieu.
Une fois le signal donné, les cordes retenant les deux taureaux sont rompues et le combat commence au milieu du bruit des cornes qui s’entrechoquent, et des cris de la foule.
Tactique
de combat
Le combat dure généralement entre trois et cinq minutes. L’épreuve dépasse rarement les dix minutes, car la vie des taureaux est en danger.
Le combat atteint parfois une intensité telle que l’un des taureaux est blessé, en perdant une corne par exemple. Certains taureaux meurent dans l’arène à la suite d’une fracture du crâne.
Parfois, l’un des taureaux refuse de poursuivre le combat et se retire, le vainqueur est celui qui a résisté. Des hommes affluent alors dans l’arène pour empêcher le taureau vainqueur de poursuivre et d’attaquer le perdant.
Pour Ali Moweza, 70 ans, le taureau qui se retire de l’arène n’est pas forcément un «taureau lâche». Il raconte l’histoire d’un taureau qui refusait de combattre lorsque son adversaire se révélait bien plus faible, alors qu’il affrontait bravement ceux qui étaient à sa hauteur.
Les taureaux ont leurs propres tactiques de combat. Les uns attaquent de front, les autres attaquent de côté.
Pour stimuler les taureaux de combat, les éleveurs les privent de nourriture pendant 24 heures. Ils sont ensuite lavés et séchés.
Le combat de taureaux a connu un boom dans les années 50, mais il est en voie de disparition parce que, contrairement à la course des chameaux, il n’est pas médiatisé, ce qui le rend très coûteux, explique M. Khattal.
Un autre éleveur émirati, Houmaid Ben Rached Zaabi, 69 ans, précise que le prix d’un taureau de combat, importé d’habitude des Pays-Bas, du Pakistan ou d’Iran, varie généralement entre 2.000 et 4.000 dollars, et peut aller jusqu’à 10.000 dollars.
Les taureaux de combat suivent un régime alimentaire assez particulier. M. Khattal affirme fournir à ses 42 taureaux de l’orge, du maïs, du poisson séché, de la canne à sucre et des dattes, ce qui lui coûte 5.000 dollars par mois.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir