Trois mois après les réparations effectuées dans l’espace par des astronautes, des scientifiques de la NASA ont envoyé un rapport enthousiaste sur le nouvel équipement du télescope en orbite.
«Grâce à ces images, nous levons le voile poussiéreux du secret de la naissance et de la mort d’une étoile», a déclaré Rodger Thomson, responsable scientifique du nouveau spectromètre équipé d’une caméra à infrarouge NICMOS installé sur le télescope. «Nous sommes maintenant prêts à aller vers de nouveaux défis cosmiques», ajoute-t-il.
Le nouvel équipement permet à Hubble de voir ce qu’un télescope normal ne capte pas. La caméra à infrarouge scrute la poussière interstellaire pour apercevoir le berceau des étoiles de la nébuleuse Orion, située dans l’épée de la constellation Orion.
Ce qui ressemblait à des nuages couleur pastel dans les précédentes photos de Hubble de cette zone où naissent les étoiles, apparaît cette fois nettement: un ensemble de particules de matériaux éjectés par d’énormes étoiles jeunes vers les nuages de molécules qui les entourent.
Un autre nouvel instrument de Hubble, le spectrographe STIS, a permis de découvrir un trou noir monstrueux qui fait au moins 300 millions de fois la masse du Soleil, situé au centre de la galaxie M84, dans la constellation de la Vierge.
On savait déjà que des trous noirs existaient dans le centre des galaxies, mais il n’est pas possible de les photographier au sens habituel du terme du fait de leur nature même: ils absorbent tout ce qui les entoure, y compris la lumière.
Grâce au spectrographe, Hubble a pu sortir une image colorée en zigzag indiquant un tourbillon de matériaux autour du trou noir, marquant ainsi l’existence de celui-ci.
Le télescope Hubble qui a coûté trois milliards de dollars avait été lancé en 1990, mais avait eu des problèmes avec son miroir. Une mission de réparation avait été envoyée en 1993.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir