Grâce à des apports d’activités et de compétences nouvelles et complémentaires, les deux partenaires s’engagent à accroître la dimension de Thomson CSF de près de 50%, pour en faire l’un des leaders mondiaux dans tous les domaines de l’électronique de défense, ainsi que dans les secteurs civils associés. Au-delà, ces positions pourraient être encore renforcées si, comme Alcatel Alsthom et Dassault Industries le souhaitent, Aérospatiale est autorisée à s’associer ultérieurement à leur projet industriel.
Au-delà de sa logique industrielle et stratégique, le projet comporte des points forts décisifs:
- Alcatel Alsthom et Dassault Industries peuvent financer l’intégralité de l’acquisition à partir de leurs ressources disponibles, donc sans gager l’avenir ni puiser dans les ressources propres de Thomson CSF.
- La capitalisation d’Alcatel Alsthom, de l’ordre de 100 milliards de francs, permet d’adosser Thomson CSF à un groupe puissant et pérenne, qui pourra assurer son développement dans des conditions comparables à celles de ses grands concurrents étrangers.
- Thomson CSF restera une société cotée, donc maintiendra son identité, tout en accédant à l’une des plus grandes concentrations de recherche/développement au monde (25 milliards de francs/an), fruit de l’exploitation des synergies civil-militaire.
- Un lien stratégique et capitalistique pourra être établi avec le futur pôle aéronautique Aérospatiale/Dassault Aviation, confortant les positions mutuelles dans les grands programmes civils et militaires.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir