«Le niveau de croissance des pays arabes est modeste comparé à d’autres pays en voie de développement, ils devraient faire plus d’efforts pour assainir leurs économies», a affirmé le ministre bahreini des Finances et de l’Economie, M. Ibrahim Abdel Karim, à l’ouverture de la conférence annuelle qui doit faire le point des activités économiques dans le monde arabe.
«Il faut poursuivre les réformes pour que nos économies soient plus compétitives, développer les marchés financiers arabes pour qu’ils puissent mobiliser l’épargne et les canaliser vers les secteurs productifs, et faciliter la circulation des capitaux entre pays arabes», a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre des Finances et de l’Industrie des Emirats, cheikh Hamdane Ben Rached al-Maktoum, a relevé que «des efforts ont été entrepris par les pays arabes pour équilibrer leurs finances», mais estimé que «la libéralisation doit être accélérée».
Selon une étude de la National Commercial Bank (NCB) séoudienne, le déficit budgétaire des pays arabes a atteint 21,4 mds USD en 1995.
La plupart des pays arabes se sont engagés au cours des dix dernières années dans des programmes de réformes structurelles, prévoyant notamment des privatisations, une réduction des subventions et une libéralisation.
La conférence doit également examiner la performance du Fonds monétaire arabe (FMA), basé à Abou Dhabi, du Fonds arabe pour le développement économique et social et de l’Agence arabe de garantie des investissements, tous deux basés au Koweït, de la Banque arabe pour le dévoloppement économique et social en Afrique et de l’Organisation arabe pour l’agriculture, l’investissement et le développement, toutes deux basées à Khartoum.
Selon des chiffres officiels, ces cinq fonds ont accordé près de 1,23 milliard de dollars aux membres de la Ligue arabe en 1996.


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