Dans un communiqué publié au terme de quatorze heures de débats consacrés à l’examen de plaintes israélienne et libanaise, le comité a en outre «déploré le décès des civils causé par des actions militaires».
Le comité, réuni au quartier général de l’ONU à Naqoura, fait «assumer aux combattants la responsabilité (...) de poser des charges et des engins explosifs déguisés dans des zones peuplées où des innocents peuvent être tués ou blessés».
Les représentants des cinq pays membres du comité considèrent «la pose des charges explosives dans des zones habitées comme une violation de l’arrangement» du 26 avril 1996 et «dénoncent violemment toute action de ce genre».
Ils «réaffirment dans des termes très énergiques que les parties doivent s’en tenir aux clauses de l’arrangement du 26 avril selon lesquelles les civils ne doivent pas être la cible de leurs attaques et les zones peuplées ne doivent pas servir de point de départ à de telles attaques».
Le Liban avait déposé sa plainte à la suite de l’explosion mardi dernier d’une bombe israélienne à Nabatié hors de la zone occupée par l’Etat hébreu tuant deux civils libanais.
Israël avait réclamé une réunion du Comité après l’explosion d’une double charge lundi dernier, qui avait blessé trois civils libanais et deux miliciens de l’Armée du Liban-Sud dans la zone occupée.
Le Hezbollah reconnaît la mort d’un
de ses combattants
Le Hezbollah a reconnu hier la mort d’un seul combattant mardi lors d’un affrontement avec l’armée israélienne au Liban-Sud après avoir affirmé dans un premier temps que cet incident n’avait pas fait de victime dans ses rangs.
«Avec fierté, nous annonçons à la nation islamique la mort du martyr Mohammad al-Jawhari, décédé mardi lors d’un affrontement avec l’ennemi» près de Qantara, dans la zone occupée par Israël au Liban-Sud, indique le Hezbollah dans un communiqué à Beyrouth.
Le Hezbollah avait affirmé mercredi dernier ne pas avoir eu de pertes mardi lors d’un accrochage avec une patrouille israélienne au Liban-Sud, contrairement aux déclarations d’un porte-parole militaire israélien qui avait indiqué que deux combattants du Hezbollah avaient été tués et plusieurs autres blessés dans l’incident.
En revendiquant l’opération, le Hezbollah avait précisé avoir tendu une embuscade à une patrouille israélienne de 15 hommes qui étaient sortis hors de la «zone de sécurité», affirmant avoir fait des «tués et des blessés» dans les rangs des militaires.


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