Au premier trimestre 1996, les revenus (pétrole brut, produits raffinés, condensats, LGN) des onze pays de l’OPEP étaient estimés à 37,9 milliards de dollars. Ce bond impressionnant est dû aussi bien à une augmentation de 8,7% des exportations en volume qu’à une appréciation de 16% du prix moyen des pétroles bruts.
Sous l’effet du retour de l’Irak sur le marché et des progressions de production dans tous les autres pays membres, l’OPEP a vu ses exportations pétrolières atteindre 25,6 millions de barils/jour (mbj) au premier trimestre 97. Le plafond officiel de production de l’OPEP est de 25,03 mbj.
La production de condensats et de liquides de gaz naturels (LGN) a joué un rôle non négligeable dans cette hausse avec une progression de 520.000 bj par rapport au premier trimestre 96. L’accroissement des exportations irakiennes a ajouté 550.000 bj. Le reste de la hausse des exportations pétrolières (+920.000 bj) est dû pour 70% au Venezuela (390.000 bj) et à l’Arabie Séoudite (310.000 bj).
En termes de revenus, l’Irak est le principal bénéficiaire avec des ventes multipliées par 9 atteignant presque le milliard de dollars pour 90 jours, conformément à la résolution de l’ONU. Un bond important est également enregistré par le Qatar (+61%) qui correspond à une augmentation de la production mais surtout aux exportations de LGN associées au démarrage de l’exportation de gaz naturel liquéfié par Qatargas vers le Japon.
Les deux autres bénéficiaires au premier trimestre sont les Emirats arabes unis et le Venezuela. Les EAU, notamment Abou Dhabi, ont augmenté leurs exportations de LGN; quant au Venezuela, il a augmenté sa production de brut à 3,14 mbj au lieu de 2,82 mbj pour la même période de l’année précédente, selon les estimations de Pétrostratégies.


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