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Actualités - Chronologie

Juppe préfèrerait Bordeaux à un Matignon II

PARIS, 5 Mai (Reuter). – Alain Juppé a souhaité lundi que «chaque Français essaie de se rappeler dans quel état était la France en 1993» après la défaite des socialistes aux législatives et a affirmé que l’application du programme de la gauche ferait «sortir la France des clous».
Invité de France-Inter, le premier ministre et président du RPR n’a pu éviter les questions sur son propre avenir politique que la gauche a mis au cœur de la campagne des législatives anticipées des 25 mai et 1er juin.
«Le premier éclairage, c’est de savoir qui gagne les élections. Le président de la République ne va pas anticiper sur les résultats pour dire voilà le premier ministre que je choisirai. Il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs. Cette espèce de course à la candidature à Matignon a quelque chose d’un peu risible», a-t-il répondu aux journalistes.
«Il faudrait changer de constitution. Il faudrait que le président de la République devienne la reine d’Angleterre. Dans la Ve République, c’est le président qui fixe le cap et, aux termes de la constitution, qui choisit le premier ministre», a-t-il précisé.
Lorsqu’un auditeur est revenu à la charge pour lui demander s’il accepterait un nouveau mandat de premier ministre proposé par Jacques Chirac et s’il préférerait la mairie de Bordeaux à l’Hôtel Matignon, Alain Juppé a répondu que, «le jour où la législation aura été modifiée», il choisirait «sans hésitation» son mandat de maire, «parce que c’est celui qui m’apporte le plus de satisfaction».
«Ne bâtissons pas de châteaux en Espagne. Je ne suis pas candidat à ma succession et le président de la République avisera d’abord en fonction du résultat des élections. La préoccupation des uns et des autres doit être d’abord de gagner les élections. Bien sûr pour appliquer un projet. Oublions un peu les hommes», a-t-il poursuivi.
«Je sais qu’il est facile de caricaturer les qualités et les défauts des hommes politiques, heureusement d’ailleurs, c’est la démocratie. mais je ne souhaite pas me placer sur ce terrain. Je pourrais aussi caricaturer mon adversaire comme il passe son temps à le faire. C’est un de ses sujets essentiels de campagne mais je trouve que ce n’est pas très intéressant», a ajouté le chef de la majorité RPR-UDF.
Alain Juppé a précisé avoir «toujours pensé que les élections seraient très disputées» car «le rapport des forces en France est serré».
«Il nous faut expliquer davantage et bien mettre en exergue nos propositions», a estimé le premier ministre, en vantant «une campagne pragmatique» de la majorité.
Alain Juppé a affirmé que le programme du Parti socialiste «c’est cap sur les années 80-90 et en même temps impréparation et improvisation».
Il a refusé l’étiquette de libéralisme, soulignant n’avoir «jamais été situé dans tel ou tel camp d’idéologie économique». «Nous essayons de tenir les objectifs fixés par Jacques Chirac depuis 1995: libérer l’initiative et resserrer la solidarité».
«J’ai entendu M. Blair dire qu’il gouvernerait au centre, je crois que le PS et le PC gouverneraient à gauche. Moi je suis gaulliste, je me sens plus proche du centre que de la gauche», a-t-il affirmé.
«Je voudrais que chaque Française et chaque Français essaient de se rappeler dans quel état était la France en 1993 et pourquoi les socialistes avaient subi un tel fiasco. Tout simplement parce qu’ils avaient échoué», a-t-il lancé.
Interrogé sur un éventuel choix de second tour entre un candidat Front national et un candidat PS-PC, Alain Juppé a refusé d’appeler clairement à un front républicain.
PARIS, 5 Mai (Reuter). – Alain Juppé a souhaité lundi que «chaque Français essaie de se rappeler dans quel état était la France en 1993» après la défaite des socialistes aux législatives et a affirmé que l’application du programme de la gauche ferait «sortir la France des clous».Invité de France-Inter, le premier ministre et président du RPR n’a pu éviter les questions sur son propre avenir politique que la gauche a mis au cœur de la campagne des législatives anticipées des 25 mai et 1er juin.«Le premier éclairage, c’est de savoir qui gagne les élections. Le président de la République ne va pas anticiper sur les résultats pour dire voilà le premier ministre que je choisirai. Il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs. Cette espèce de course à la candidature à Matignon a quelque chose d’un...