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Actualités - Chronologie

Spectaculaire rebond de la bourse de Paris

Convaincue de la victoire de la droite sortante aux élections législatives, la bourse de Paris a, cette semaine, énergiquement redressé la barre sous l’impulsion de Wall Street et du dollar.
En quatre séances — jeudi 1er mai était férié en raison de la fête du Travail —, les valeurs françaises ont regagné 4,5%, l’indice CAC 40 atteignant vendredi 2.655,31 points.
Depuis le début de l’année la cote affiche une hausse de 14,66%.
Les divers sondages d’opinion sur les intentions de vote des Français aux élections législatives fin mai début juin donnent la droite gagnante même si l’écart de sièges avec la gauche est plus ou moins serré, selon les enquêtes.
Si la majorité sortante est reconduite aux affaires, la crédibilité de l’Union économique et monétaire en sortira renforcée, les restructurations dans le secteur privé mais aussi dans le secteur public devraient s’accélérer en raison de la levée de l’hypothèque des élections prévues en principe pour mars 1998.
Les marchés financiers français devraient donc retrouver leur sérénité dans un environnement favorable aux actions et aux obligations avec une inflation modérée, la poursuite de l’austérité budgétaire et une demande intérieure plutôt atone en Europe.
Ces conditions économiques ne plaident donc pas pour un durcissement monétaire en Europe. La Bundesbank n’a pas modifié sa politique monétaire cette semaine.
Avec ce scénario la bourse pourrait très vite franchir de nouvelles étapes à la hausse avec un CAC 40 à 2.800 voire 3.000 points dans les mois à venir, estiment les analystes.
Si la gauche sort victorieuse des urnes le 1er juin, la bourse serait déstabilisée avec d’autant plus de force qu’elle ne l’anticipe pas actuellement.
Pour les milieux financiers, le projet de l’UEM serait dans ce cas ébranlé, un coup d’arrêt serait donné aux réformes structurelles et les entreprises subiraient une pression «intolérable» aux niveaux des salaires et de l’emploi. Les taux à court terme pourraient en outre se tendre en raison d’une dégradation de la parité franc-mark, ajoutent-ils.
La bourse de Paris a surtout bénéficié cette semaine des bonnes nouvelles en provenance des Etats-Unis. Certes, l’économie américaine a enregistré au premier trimestre sa plus forte expansion depuis dix ans (+5,6%) mais des statistiques souvent contradictoires ne reflètent pas de tension significative des prix.
Les avis sont dorénavant partagés sur la décision que prendra la Réserve fédérale américaine le 20 mai en matière monétaire. De toute façon, une hausse d’un quart de point du taux directeur de la Fed «est déjà dans les cours», estiment les opérateurs.
L’effet négatif de cette hausse sur les marchés européens serait toutefois compensé par la hausse des bénéfices des sociétés estimée, par les analystes, à plus de 15% en 1997.
Selon une enquête de la Banque de France, l’activité des entreprises devrait croître de 3% cette année contre 1% en 1996.
Les premiers chiffres trimestriels des sociétés confirment très nettement ces prévisions.
Convaincue de la victoire de la droite sortante aux élections législatives, la bourse de Paris a, cette semaine, énergiquement redressé la barre sous l’impulsion de Wall Street et du dollar.En quatre séances — jeudi 1er mai était férié en raison de la fête du Travail —, les valeurs françaises ont regagné 4,5%, l’indice CAC 40 atteignant vendredi 2.655,31 points.Depuis le début de l’année la cote affiche une hausse de 14,66%.Les divers sondages d’opinion sur les intentions de vote des Français aux élections législatives fin mai début juin donnent la droite gagnante même si l’écart de sièges avec la gauche est plus ou moins serré, selon les enquêtes.Si la majorité sortante est reconduite aux affaires, la crédibilité de l’Union économique et monétaire en sortira renforcée, les restructurations...