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Actualités - Chronologie

De l'eau en grande quantité dans la voie lactée

PARIS, 4 Mai (AFP). — L’eau est abondante dans notre galaxie: après en avoir décelé au voisinage des planètes solaires géantes, le satellite européen d’astronomie infrarouge, ISO (Infrared Space Observatory), vient de découvrir de la vapeur d’eau en quantités importantes dans des nuages sombres proches du centre de la Voie lactée, a annoncé l’Agence Spatiale Européenne (ESA).
Entre octobre et novembre derniers, avec l’un de ses quatre instruments, son Spectromètre à courtes longueurs d’onde (Short WavelenghtSpectrometer/SWS)ISO avait mis en évidence l’existence de vapeur d’eau dans l’environnement des planètes externes du système solaire: Saturne, Uranus et Neptune. Autour d’Uranus, la vapeur d’eau avait été détectée dans huit longueurs d’onde et sa température estimée aux alentours de zéro degré Celsius.
Cette eau ne pouvant avoir été émise par les planètes, en raison de leurs trop basses températures, doit probablement provenir, avaient alors estimé les chercheurs, d’«une autre partie du système solaire».
Entamé à l’autome 1996, l’un des programmes d’observation du Spectromètre à grandes longueurs d’onde (Long Wavelength Spectrometer/LWS), autre instrument du satellite, a permis d’identifier les différents nuages moléculaires situés dans la direction du centre galactique, c’est-à-dire entre la Terre et la source très lumineuse Sagittarius B2 (le centre de la Voie Lactée se trouve, en effet, dans la constellation du Sagittaire).
Dans ces nuages, qui se déplacent à des vitesses relatives différentes par rapport à la Terre, la présence de l’eau se traduit par une large raie d’absorption. Par ailleurs, la détection, par LWS, de molécules contenant un isotone rare de l’oxygène, l’oxygène-18, permet d’estimer les proportions d’eau contenues dans ces nuages.
«Pour la première fois, résume l’un des chercheurs du programme ISO, l’astronome José Cernicharo, de l’Institut de la Structure de la Matière (Instituto de Estructura de la Materia), à Madrid, nous avons une vue claire de l’abondance de l’eau dans la galaxie. Dans des nuages relativement denses, pas moins de 10% des atomes d’oxygène se trouvent associés à de l’hydrogène au sein de molécules de vapeur d’eau. Il se pourrait même qu’il en existe davantage encore sous forme de glace d’eau».
«Après l’hydrogène moléculaire (H2) et le monoxyde de carbone (CO2), ajoute le chercheur, la vapeur d’eau est l’une des molécules les plus abondantes de l’univers, qui joue un rôle important dans l’évolution dynamique du gaz à l’intérieur des nuages moléculaires de notre galaxie, et peut-être dans la formation de nouvelles étoiles».
La mise en chantier de l’histoire cosmique de l’eau qui existe sur Terre constitue «un succès important pour l’ESA et les astronomes qui utilisent notre observatoire», se félicite le directeur du programme scientifique de l’ESA, Roger-Maurice Bonnet. «La découverte d’ISO, selon laquelle l’eau existe un peu partout dans la galaxie, va relancer la spéculation sur la vie qui pourrait exister au voisinage d’autres étoiles». Mais ceci est une autre histoire.
Lancé le 16 novembre par une Ariane et placé ensuite sur orbite très elliptique, qu’il parcourt en vingt-quatre heures, ISO est un téléscope de 60 cm de diamètre et ses quatre instruments associés, logés dans un cryostat contenant plus de 2.100 litres d’hélium superfluide à 2 kelvins, dont la lente évaporation maintient les instruments aux alentours de 3 kelvins, température requise pour «voir» le rayonnement des objets froids de l’univers. Prévu pour fonctionner dix-huit mois, ISO devrait réussir à travailler jusqu’à la fin de l’année.
PARIS, 4 Mai (AFP). — L’eau est abondante dans notre galaxie: après en avoir décelé au voisinage des planètes solaires géantes, le satellite européen d’astronomie infrarouge, ISO (Infrared Space Observatory), vient de découvrir de la vapeur d’eau en quantités importantes dans des nuages sombres proches du centre de la Voie lactée, a annoncé l’Agence Spatiale Européenne (ESA).Entre octobre et novembre derniers, avec l’un de ses quatre instruments, son Spectromètre à courtes longueurs d’onde (Short WavelenghtSpectrometer/SWS)ISO avait mis en évidence l’existence de vapeur d’eau dans l’environnement des planètes externes du système solaire: Saturne, Uranus et Neptune. Autour d’Uranus, la vapeur d’eau avait été détectée dans huit longueurs d’onde et sa température estimée aux alentours de zéro...