La délégation libanaise, présidée par M. Adnan Kassar, vice-président de la C.C.I. et président du comité libanais de la C.C.I., était composée de MM. Assaad Sawaya, Louis Hobeika, Wajih Bizri, respectivement vice-président, secrétaire général et trésorier du comité libanais de la C.C.I. ainsi que de MM. Robert Debbas, Nabil Kuzbari, Fahmi Caragulla, Robert Abratt, Zafer Chaoui, Nabil Kettaneh, Nagib Mikati, Béchara Obégi, Nicolas Chammas, André Aour, Joseph Tayyar, Khalil Zantout, Mahmoud Matar et Albert Khoury.
Organisé autour du thème de «L’Asie dans la Globalisation», ce congrès a ainsi servi à mettre en lumière les expériences d’installation en Chine de plusieurs multinationales. Parmi les principaux intervenants figuraient, outre le premier ministre chinois M. Li Peng, son vice premier-ministre M. Li Lanqing, le ministre du Commerce extérieur M. Wu Yi, le directeur exécutif de Fiat M. Paulo Cantarella, le PDG de Seiko-Corporation M. Reijiro Hattori, le PDG de Nestlé qui n’est autre que le président actuel de la C.C.I. M. Helmut Maucher. Plusieurs ateliers de travail ont été axés sur des thèmes tels que la politique d’investissement sur le continent asiatique et l’interdépendance entre l’économie des «jeunes tigres» et les économies dans le monde, le financement du commerce en Asie et les perspectives des marchés financiers, le rôle actuel et à venir de la Chine dans l’économie asiatique et mondiale à la lumière notamment des efforts entrepris par le pays à l’effet de moderniser ses lois et réglementations, les télécommunications et les nouvelles technologies, le nouveau Japon dans la nouvelle Asie, les entrepreneurs asiatiques, les rôles futurs de Shanghaï et de Hong Kong, les droits de la propriété intellectuelle et la lutte contre la contrefaçon. Ces débats ont permis de préciser du côté chinois qu’en ce qui concerne le statut de Hong Kong, rien ne changera avant 50 ans. Le rôle futur de Hong Kong est d’être une place financière, complémentaire de la place économique, commerciale et industrielle de Shanghaï qui connaît une prospérité remarquable.
Même si le taux de croissance en Chine est de 9 à 10% par an, les Chinois et plus généralement les Asiatiques sont conscients de leur dépendance par rapport à l’Ouest en matière de transfert de technologie. C’est là d’ailleurs l’une des causes principales de l’intérêt que continuent de porter Américains et Européens à l’investissement en Chine, en dépit de la dureté des négociations. Ainsi par exemple Nestlé, qui a créé 11 usines en Chine, a dû négocier pendant 6 ans l’installation de la première mais le reste des usines a été traité en 3 ans.
Le Desk libanais
Le bureau d’information sur le Liban a attiré des investisseurs potentiels de plusieurs nationalités, explique M. Louis Hobeika (qui a d’ailleurs emporté dans ses valises une centaine de kilos de publications informant sur l’économie du pays et les projets de reconstruction). Tant des Français, des Canadiens et bien entendu des Chinois que des Américains (dont le président de la carte Visa) et des Turcs, intéressés par certains produits industriels libanais (surtout savon et cosmétiques).
Les Chinois, poursuit M. Hobeika, sont surtout intéressés par le transfert de technologie, étant entendu que la Chine est une puissance industrielle (alliant sérieux et discipline à une main d’œuvre à un dollar par jour (sans compter Shanghaï et Hong Kong, bien sûr).
Les Israéliens étaient également présents, dont le président de la grande banque «Lomé». Comme à l’accoutumé ils ont voulu établir des contacts avec la délégation libanaise (qui les a évités) pour lui expliquer «combien ils sont contre la politique de Netanyahu et qu’ils souhaitent la paix et l’ouverture aux hommes d’affaires arabes et libanais».
Dans ce cadre là, il est à déplorer qu’un congrès international de la C.C.I. et en dépit de la future présidence de M. Adnan Kassar en 1998, ne pourra pas se tenir au Liban étant entendu que les Américains le boycotteraient si Israël n’y est pas convié.
Nayla ABI KARAM


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir