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Actualités - Chronologie

Le scandale du Bibigate rebondit devant la cour suprême d'Israël

JERUSALEM, 2 Mai (AFP). — Le scandale du «Bibigate», qui éclabousse depuis trois mois le premier ministre Benjamin Netanyahu, a rebondi avec l’annonce jeudi d’un réexamen du dossier le 14 mai par la Cour suprême d’Israël.
La Cour avait initialement envisagé de se saisir du dossier le 11 mai, mais, après avoir réalisé qu’il s’agit de la journée annuelle du Souvenir pour les soldats tombés au front, elle a décidé de reporter le débat de trois jours.
La Cour suprême doit ensuite procéder à plusieurs audiences et rendre en principe ses conclusions vers la mi-juin. Elle doit se prononcer sur le rapport présenté le 20 avril par le procureur de l’Etat, Mme Edna Arbel, et le conseiller juridique du gouvernement Eliakim Rubinstein, qui a permis à M. Netanyahu et à son ministre de la Justice Tzahi Hanegbi d’échapper à des poursuites «faute de preuves».
Le tribunal, saisi notamment par l’opposition travailliste et de gauche, indiquera notamment si MM. Netanyahu et Hanegbi peuvent continuer à exercer leurs fonctions malgré le rapport du ministère public, qui critique sévèrement leur rôle «affligeant» dans le «Bibigate».
«Vu l’importance politique et judiciaire de cette affaire, cinq juges, soit plus que d’habitude, vont se pencher sur les cinq recours déposés à la Cour», a-t-on indiqué jeudi de source judiciaire.
Le juge Aharon Barak, président de la plus haute instance juridique de l’Etat hébreu, n’a pas été retenu car il avait été entendu comme témoin dans cette affaire.
La police avait initialement recommandé d’inculper MM. Netanyahu et Hanegbi, ainsi que le directeur général de la présidence du Conseil, Avigdor Lieberman, et le député Arié Déri, pour prévarication et abus de confiance.
Mais seul M. Déri doit, pour le moment, rendre des comptes. Chef du parti religieux sépharade Shass (10 élus), il est soupçonné de tentative de chantage et d’obstruction à la justice.
M. Déri aurait exercé des pressions afin que l’avocat Roni Bar-On soit nommé en janvier au poste de conseiller juridique du gouvernement, afin d’obtenir ainsi la clémence dans son procès pour escroquerie. Il aurait en contrepartie promis d’appuyer l’accord du 15 janvier avec l’OLP sur Hébron.
La Cour suprême devra aussi donner son point de vue sur la constitution d’une commission d’enquête d’Etat sur le scandale.

Les attaques
de l’opposition

La Cour a, dans le passé, renversé d’importantes décisions de justice, notamment en infligeant des peines sévères aux banquiers à l’origine d’un krach boursier qui avait ruiné des dizaines de milliers d’épargnants dans les années 80.
M. Netanyahu a reconnu qu’il avait commis «des erreurs, qui seront corrigées, mais pas de délit». Il est passé à la contre-attaque en accusant la presse de «parti pris gauchiste».
«L’affaire» continue cependant de faire les gros titres des médias. Elle a été évoquée mercredi lors d’un débat houleux au Parlement. L’opposition a appelé le premier ministre à la démission en qualifiant son gouvernement «d’association de voyous hypocrites et corrompus».
Trois formations de la majorité, le Parti national religieux (9 élus), Israël Be Alya (7 députés) et la Troisième Voie (4 députés) ont sommé M. Netanyahu de réformer le mode de nomination des hauts fonctionnaires.
Plusieurs ministres du Likoud (droite), notamment M. Dan Méridor (Finances) et Mme Limor Livnat (Communications) ont reconnu leur malaise à propos du scandale.
Le vice-ministre des Finances David Maguen a même annoncé qu’il présenterait jeudi sa lettre de démission. Membre du parti Guesher, à vocation sociale, allié du Likoud, il souhaite la tenue d’élections anticipées «à cause des innombrables carences et dysfonctionnements du cabinet».
JERUSALEM, 2 Mai (AFP). — Le scandale du «Bibigate», qui éclabousse depuis trois mois le premier ministre Benjamin Netanyahu, a rebondi avec l’annonce jeudi d’un réexamen du dossier le 14 mai par la Cour suprême d’Israël.La Cour avait initialement envisagé de se saisir du dossier le 11 mai, mais, après avoir réalisé qu’il s’agit de la journée annuelle du Souvenir pour les soldats tombés au front, elle a décidé de reporter le débat de trois jours.La Cour suprême doit ensuite procéder à plusieurs audiences et rendre en principe ses conclusions vers la mi-juin. Elle doit se prononcer sur le rapport présenté le 20 avril par le procureur de l’Etat, Mme Edna Arbel, et le conseiller juridique du gouvernement Eliakim Rubinstein, qui a permis à M. Netanyahu et à son ministre de la Justice Tzahi Hanegbi...