Quarante pour cent des coupons seront distribués aux jeunes demandeurs d’un premier emploi, 40% aux travailleurs licenciés, et 10 pc à la «famille révolutionnaire» (englobant les anciens maquisards de la guerre d’indépendance, leurs enfants et les enfants des martyrs de cette guerre).
Lors d’une conférence de presse, M. Ouyahia a d’autre part écarté tout nouveau rééchelonnement de la dette — qui atteindra 32 milliards de dollars fin 1997 (contre 34,5 en 1996), selon les chiffres officiels — et un nouvel accord avec le FMI, l’actuel arrivant à terme en mars 1998.
M. Ouyahia a estimé que l’économie est sortie de la phase de décroissance et a amorcé une «remontée fragile». Il a récusé l’argument selon lequel la situation sécuritaire constitue un obstacle à la réalisation des investissements étrangers en Algérie.
«Au premier trimestre de 1997, sept accords de partenariat ont été conclus avec des opérateurs étrangers et 17 autres sont en voie de finalisation».
M. Ouyahia a indiqué que le groupe sud-coréen Daewoo, propriétaire de l’hôtel Hilton d’Alger, également présent dans la commercialisation de véhicules et de produits électroniques, a postulé pour l’acquisition de deux grands groupes industriels algériens: le Complexe de véhicules industriels de Rouiba (banlieue-est d’Alger) et l’usine de fabrication de produits électroniques de Sidi Bélabès (ouest algérien).
M. Ouyahia a enfin fait valoir que l’Algérie avait des «atouts» à faire valoir dans le cadre des négociations avec l’Union européenne pour la signature prochaine d’un accord d’association.
«Nous avons un marché de 30 millions de consommateurs et un revenu annuel de 14 milliards de dollars, qui va atteindre 17 milliards de dollars à la fin du siècle», a dit M. Ouyahia.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir