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Actualités - Chronologie

Commerce international : le BIT réclame des règles du jeu sociales

GENEVE, 23 Avril (AFP). — Le Bureau international du travail veut des règles du jeu sociales pour le commerce international mais ne s’oppose pas à la mondialisation, a déclaré son directeur général à Genève.
«Le BIT n’a eu aucun contact avec l’Organisation mondiale du commerce depuis la conférence ministérielle de l’OMC à Singapour en décembre», a aussi précisé Michel Hansenne à l’AFP.
Le directeur du BIT veut éviter que la libéralisation des échanges n’entrave le progrès social, et entend renforcer le rôle normatif de son organisation, selon un rapport sur ce thème préparé pour la 85e session de la Conférence internationale du travail en juin.
Les 174 gouvernements membres de l’organisation aux côtés des employeurs et des syndicats ne sont cependant pas tous autant impliqués dans ce combat, a-t-il rappelé.
«Mais les sanctions même si elles ne sont que morales sont d’autant plus efficaces que les pays sont ouverts au commerce international et que les Etats sont sensibles au jugement de l’opinion publique internationale», a-t-il estimé.
Les Etats-Unis, pourtant partisans d’une «clause sociale» dans le commerce international, n’ont pas ratifié la plus grande partie des sept conventions fondamentales du BIT relatives au droit du travailleur et la liberté syndicale.
Les pays en développement sont dans leur majorité farouchement opposés au débat sur les normes sociales minimales et craignent de se voir ainsi privés de leurs avantages comparatifs.
M. Hansenne proposera en juin la création d’un «label social global» et la possibilité de mettre en place des mécanismes de contrôle et de surveillance du respect des normes existantes.
Les sept conventions — 87 et 98 sur la liberté syndicale et la négociation collective, 29 et 105 sur le travail forcé, 100 et 111 sur la non-discrimination et 138 sur l’âge minimum — n’ont fait l’objet au total que de 815 ratifications.
En 1998, Michel Hansenne voudrait faire accepter par les membres une déclaration avec force obligatoire permettant l’application des conventions même si elles n’ont pas été ratifiées.
Selon le BIT, près d’un milliard de personnes dans le monde, soit environ 30% de la population active mondiale, est actuellement au chômage ou sous-employé. Les effectifs des travailleurs très faiblement rémunérés augmentent sans cesse, a-t-il aussi constaté.
GENEVE, 23 Avril (AFP). — Le Bureau international du travail veut des règles du jeu sociales pour le commerce international mais ne s’oppose pas à la mondialisation, a déclaré son directeur général à Genève.«Le BIT n’a eu aucun contact avec l’Organisation mondiale du commerce depuis la conférence ministérielle de l’OMC à Singapour en décembre», a aussi précisé Michel Hansenne à l’AFP.Le directeur du BIT veut éviter que la libéralisation des échanges n’entrave le progrès social, et entend renforcer le rôle normatif de son organisation, selon un rapport sur ce thème préparé pour la 85e session de la Conférence internationale du travail en juin.Les 174 gouvernements membres de l’organisation aux côtés des employeurs et des syndicats ne sont cependant pas tous autant impliqués dans ce combat,...