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Actualités - Interviews

Major menace de perturber le sommet d'Amsterdam

LONDRES, 23 Avril (Reuter). — Dans une interview au «Daily Express», le premier ministre britannique John Major a menacé mercredi de provoquer le blocage du prochain sommet de l’Union européenne si les projets d’Europe fédéraliste ne sont pas abandonnés.
Les dirigeants européens, déclare-t-il au journal, doivent renoncer à leur demande de renforcement de l’intégration européenne lors du sommet d’Amsterdam, en juin.
«Ce sera à 14 contre un. Je dirai tout simplement non. C’est tout ce que je peux faire. La seule chose qu’on puisse faire est de dire non», affirme-t-il.
Son intervieweur lui demandant s’il compte utiliser le droit de veto de la Grande-Bretagne pour bloquer un accord, il répond: «C’était 11 contre un à Maastricht. Et ils voulaient tous le chapitre social, et ils voulaient tous que j’accepte la monnaie unique».
«J’ai simplement dit non. Et s’ils ne vous avaient pas donné ce qui est devenu la clause d’exemption, je bloquais le traité de Maastricht», dit-il.
Le premier ministre se dit prêt à refaire la même chose à Amsterdam.
John Major a fait de l’Europe l’un des thèmes centraux de sa campagne pour les élections britanniques du 1er mai. Il s’y engage à maintenir la souveraineté britannique et à conserver une politique attentiste à propos de l’adhésion à l’Union monétaire.
LONDRES, 23 Avril (Reuter). — Dans une interview au «Daily Express», le premier ministre britannique John Major a menacé mercredi de provoquer le blocage du prochain sommet de l’Union européenne si les projets d’Europe fédéraliste ne sont pas abandonnés.Les dirigeants européens, déclare-t-il au journal, doivent renoncer à leur demande de renforcement de l’intégration européenne lors du sommet d’Amsterdam, en juin.«Ce sera à 14 contre un. Je dirai tout simplement non. C’est tout ce que je peux faire. La seule chose qu’on puisse faire est de dire non», affirme-t-il.Son intervieweur lui demandant s’il compte utiliser le droit de veto de la Grande-Bretagne pour bloquer un accord, il répond: «C’était 11 contre un à Maastricht. Et ils voulaient tous le chapitre social, et ils voulaient tous que j’accepte...