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Actualités - Chronologie

Alain Juppé, chef de campagne pour la droite

PARIS, 23 Avril (AFP). — Le premier ministre Alain Juppé, toujours mal aimé des Français, a revêtu les habits de chef de campagne de la droite pour un dur et bref combat législatif avec la gauche et l’extrême-droite.
Pour rendre victorieux son camp, il devra convaincre et séduire des Français plus que rétifs depuis deux ans à sa politique, et réduire la fracture entre «chiraquiens» et partisans d’Edouard Balladur, l’ex-rival de M. Chirac, toujours sensible depuis la présidentielle de 1995.
A 51 ans, Alain Juppé, jugé intelligent mais cassant, préside le Rassemblement pour la République (RPR), mouvement d’inspiration gaulliste fondé il y a vingt ans par M. Chirac, dont il est le plus fidèle lieutenant.
Avec 220 députés dans l’assemblée sortante, le RPR domine la coalition formée avec l’Union pour la démocratie (UDF), nébuleuse de droite libérale dirigée par François Léotard, qui préconisait le départ de M. Juppé, en novembre dernier.
Plusieurs affaires de financements illégaux présumés du parti gaulliste et de formations de centre-droit sont instruites, avec difficultés, par des juges anticorruption depuis trois ans. Une perquisition au siège du RPR a eu lieu début avril.
Depuis 1990, la France est en proie à ces scandales à répétition. Les affaires politico-financières avaient frappé de plein fouet les socialistes sous François Mitterrand, jouant un rôle important dans leur écrasement électoral en 1993.

Sondage favorable

Le maire de Paris, Jean Tiberi, et son épouse Xavière, ont été récemment inculpés dans l’affaire d’une étude apparemment vide de substance pour laquelle Mme Tiberi a reçu 200.000 FF (40.000 USD) d’argent public d’un conseil régional gaulliste.
L’ex-trésorière présumée du RPR, Louise-Yvonne Casetta, a été inculpée ces dernières semaines dans des affaires de malversations financières qui seraient liées à un financement occulte du parti gaulliste, via des marchés de travaux publics.
«Je mènerai le combat des législatives pour le gagner. Et puis je partirai», confiait M. Juppé au quotidien catholique «La Croix» en décembre, alors qu’il battait le record d’impopularité depuis l’instauration de laVe République, en 1958.
Aujourd’hui encore désavoué, selon les sondages, par deux Français sur trois, M. Juppé a été désigné «en premier chef» par le patron des socialistes français, Lionel Jospin, comme l’homme à abattre dans la bataille actuelle.
Ce réflexe de rejet de M. Juppé devient même un facile thème de campagne de la gauche qui, selon le quotidien «Libération», «pense avoir trouvé un bon slogan en martelant que voter à droite, c’est plus de Juppé et plus de rigueur».
Pour M. Juppé, qui a traversé en deux ans de pouvoir la pire épreuve d’une carrière brillante, des rangs de l’ENA — l’école de l’élite technocratique — au sommet du pouvoir, «la relation entre popularité et élections est difficile à établir».
De fait, les dernières projections réalisées par deux instituts de sondages, CSA et SOFRES, attribuent une majorité absolue de quelques dizaines de sièges à la coalition de droite sur les 577 que compte l’Assemblée nationale.
PARIS, 23 Avril (AFP). — Le premier ministre Alain Juppé, toujours mal aimé des Français, a revêtu les habits de chef de campagne de la droite pour un dur et bref combat législatif avec la gauche et l’extrême-droite.Pour rendre victorieux son camp, il devra convaincre et séduire des Français plus que rétifs depuis deux ans à sa politique, et réduire la fracture entre «chiraquiens» et partisans d’Edouard Balladur, l’ex-rival de M. Chirac, toujours sensible depuis la présidentielle de 1995.A 51 ans, Alain Juppé, jugé intelligent mais cassant, préside le Rassemblement pour la République (RPR), mouvement d’inspiration gaulliste fondé il y a vingt ans par M. Chirac, dont il est le plus fidèle lieutenant.Avec 220 députés dans l’assemblée sortante, le RPR domine la coalition formée avec l’Union pour la...