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Actualités - Conferences De Presse

L'école supérieure des affaires ouvre les inscriptions pour la promotion 97/98

Mercredi, lors d’une conférence de presse, M. Roger Ourset, directeur général de l’ESA (Ecole supérieure des affaires), a lancé les inscriptions pour la prochaine promotion 97/98. Cette promotion devrait compter environ 150 élèves, soit le triple des effectifs accueillis cette année. Les admissions sont possibles pour les étudiants ayant terminé leur premier cycle, mais la porte de l’«ESA» est ouverte aussi, pour la rentrée 97/98, aux cadres des entreprises qui voudraient améliorer leur approche de la gestion.
Il y a un an que le protocole entre l’ambassade de France et la Banque du Liban a été signé. Cette convention a concrétisé ainsi la collaboration pédagogique entre la France et le Liban, mais a surtout donné naissance à un projet ambitieux pour la francophonie qui est celui de former, au Liban, les décideurs de demain. L’implantation dans les anciens locaux prestigieux de l’ambassade de France, au 289, rue Clémenceau à Beyrouth est certes symbolique de l’engagement du gouvernement français dans cette affaire et les 5 millions de dollars de travaux, financés par l’Etat français en constituent la preuve. Il y a quelques mois, le chantier de rénovation et d’installation a été organisé sur les 22000 m2 d’un parc magnifique. Depuis, l’Ecole supérieure des affaires a poursuivi son développement selon l’objectif et le calendrier prévus, malgré les intempéries exceptionnelles de ces derniers mois. Pour la première promotion, les cours, débutés en janvier 97, battent leur plein et une nouvelle étape se prépare pour la rentrée 97/98 qui aura lieu en octobre 1997.
Il faut rappeler qu’une première sélection de 50 étudiants a été possible à travers différentes institutions libanaises. Sur 120 dossiers présentés et triés sur le volet, les candidats, retenus uniquement en fonction de leur niveau scolaire, ont été sélectionnés à 45% parmi les élèves de l’USJ, 25% de l’Université Américaine et 30% venant des Universités libanaises. Quelque 70% des effectifs sont des garçons pour 30% de filles et un tiers de ces Bac+ 4 sont sans expérience professionnelle. L’enseignement a une durée de douze mois, à temps plein, et les cours sont intensifs. De nombreux étudiants recrutés dans l’ensemble du bassin méditerranéen et des pays du Golfe sont attendus pour la prochaine rentrée.

Un programme nouveau pour les cadres

Nouvelle étape d’importance: des cours à temps partiel seront dispensés à partir d’octobre 97. Deux programmes seront donc menés en parallèle, le premier pour les étudiants traditionnels et le deuxième qui sera réservé aux cadres des entreprises libanaises. Cette initiative a pour but de favoriser les personnes déjà insérées dans le monde du travail. La durée de ce cycle, à l’adresse des salariés, est de 16 mois. Les cours ont été organisés pour être donnés une semaine sur deux, avec des horaires choisis, les vendredis soirs et les samedis matins. Les candidats doivent avoir quatre à cinq ans d’expérience professionnelle, dans des domaines proches des matières enseignées à l’«ESA». En effet, si l’enseignement, dispensé par des professeurs des grandes écoles européennes, apportera un bagage supplémentaire aux cadres libanais, ceux-ci doivent aussi offrir les fruits de leur expérience. Le diplôme reçu est un MBA de gestion délivré par l’Etat libanais mais validé par l’administration française. Ainsi, depuis quelques jours, les dossiers d’admission sont disponibles à l’«ESA» et quelque 150 élèves seront sélectionnés. Une section particulière financière sera en place, avec l’inauguration, avant l’été, de l’«institut monétaire et financier»; d’autres formations supérieures spécialisées sont envisagées en fonction des besoins de l’encadrement au Liban.

L’institut monétaire
et financier

Etudier les marchés monétaires et financiers, dans le cadre d’une école des affaires semble une donnée incontournable du programme; à fortiori, au Liban où l’un des principaux atouts de l’essor économique réside dans le domaine financier et où les marchés de capitaux doivent se développer; ne serait-ce que pour financer la reconstruction. Par contre, qu’un institut monétaire et financier soit doté d’une salle des marchés est chose rare, même en Europe et que cette même salle soit une véritable simulation d’un marché mondial est tout à fait original. Quoi de plus pédagogique, pour une matière aussi ardue, que l’apprentissage des marchés financiers dispensé à l’aide d’un réseau d’ordinateurs dans une pièce à l’image de place financière de Beyrouth et en lien direct avec une autre pièce représentant une filiale ou une autre place financière mondiale, telles, Paris, Londres ou Tokyo? C’est ainsi que les dirigeants de la «BDL» et de l’«ESA» ont voulu traiter cette discipline essentielle pour la vie économique du pays. Dans ces conditions, il est compréhensible que l’«ESA» soit particulièrement attractive pour les Libanais, «accros» des jeux d’argent ou pour le moins, très attachés à ces «arts martiaux»… de la paix.

Gérard de
HAUTEVILLE
Mercredi, lors d’une conférence de presse, M. Roger Ourset, directeur général de l’ESA (Ecole supérieure des affaires), a lancé les inscriptions pour la prochaine promotion 97/98. Cette promotion devrait compter environ 150 élèves, soit le triple des effectifs accueillis cette année. Les admissions sont possibles pour les étudiants ayant terminé leur premier cycle, mais la porte de l’«ESA» est ouverte aussi, pour la rentrée 97/98, aux cadres des entreprises qui voudraient améliorer leur approche de la gestion.Il y a un an que le protocole entre l’ambassade de France et la Banque du Liban a été signé. Cette convention a concrétisé ainsi la collaboration pédagogique entre la France et le Liban, mais a surtout donné naissance à un projet ambitieux pour la francophonie qui est celui de former, au Liban, les...