Dans des déclarations à la radio Caracol, le diplomate a indiqué que les plus jeunes des 14 membres du commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru «avaient commencé à dire au deuxième mois de l’occupation qu’ils avaient été trompés».
«C’était des jeunes de la forêt, qui ne s’étaient jamais habitués à rester enfermés, pas plus qu’à des repas si différents de leurs habitudes. Ceux-là étaient des otages au même titre que nous», a-t-il souligné.
«Ils n’avaient aucune perception de la réalité, ils savaient qu’ils pourraient mourir. Ils formaient un groupe singulier qui était très loin de ce qui fut, par exemple, le M-19 colombien ou d’autres groupes de guérilla que j’ai connus», a-t-il encore indiqué.
«Certains avaient l’espoir de refaire leur vie à Cuba. La situation se prolongeant, ils ont commencé à être déçus et c’est pour cela que Nestor Cerpa avait inventé pour eux les parties de football pour calmer leur impatience», a poursuivi le diplomate.
«Il est évident qu’ils étaient disposés à mourir. Nous savions que c’était eux ou nous».
Au moment de l’attaque, Jorge Gumucio se trouvait dans la pièce où dormait l’ambassadeur japonais Morihisha Aoki, en compagnie de Pedro Fujimori, le frère du président, et un haut fonctionnaire de la police. «Dix minutes auparavant, on nous avait donné l’ordre de nous jeter à terre et de ne pas bouger», a indiqué le diplomate en précisant qu’«à ce moment-là, presque tous les otages portaient des chemises de couleur claire, ce qui devait aider à leur évacuation».
«Puis, tout a été très rapide, a conclu Jorge Gumucio, je dirais que les militaires ont contrôlé la situation dès les deux ou trois premières minutes».


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