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Actualités - Chronologie

La Bosnie menacée de désintégration, selon Izetbegovic

SARAJEVO, 24 Avril (AFP). — La Bosnie-Herzegovine «risque la désintégration» si la communauté internationale ne fait rien pour imposer le respect des dispositions de l’accord de paix de Dayton, estime le président bosniaque Alija Izetbegovic.
«L’accord a encore une chance, mais il est à un moment critique», affirme-t-il dans une lettre adressée aux gouvernements des pays de l’Union européenne et des Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).
Alija Izertbegovic ne ménage pas ses critiques dans cette lettre rendue publique à Sarajevo, et presse la communauté internationale de «cesser tout soutien à ceux qui sont responsables des problèmes».
Les dirigeants de la Republika Srpska, l’entité des Serbes de Bosnie, portent une lourde responsabilité dans l’échec du volet civil de l’accord de Dayton, accuse le président bosniaque.
«L’entité serbe refuse aux réfugiés le droit au retour», constate-t-il. «Seulement 130.000 réfugiés ont pu rentrer en Bosnie», souligne-t-il.
Les Serbes de Bosnie refusent par ailleurs de livrer les personnes inculpées de crimes de guerre au Tribunal pénal international (TPI), empêchant toute possibilité de réconciliation, déplore-t-il.
Le soutien trouvé en Serbie ne permet pas de faire progresser les négociations, souligne-t-il. Signataire de l’accord de Dayton, «la République fédérale de Yougoslavie (RFY - Serbie et Montenegro) ne respecte pas l’intégrité, la souveraineté ni l’indépendance de la Bosnie», accuse le président Izetbegovic, citant pour exemple l’accord établissant des relations spéciales entre Belgrade et la Republika Srpska.
«La RFY et la Republika Srpska ne respectent en outre pas leurs obligations concernant la réduction de leurs armements, ce qui crée un déséquilibre militaire menaçant la paix», affirme-t-il.
Mais la communauté internationale a également sa part de responsabilités, note le président bosniaque.
Chargée d’organiser les élections municipales, la mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) «est à l’origine de compromis dont le résultat sera la légalisation de l’épuration ethnique», affirme-t-il.
SARAJEVO, 24 Avril (AFP). — La Bosnie-Herzegovine «risque la désintégration» si la communauté internationale ne fait rien pour imposer le respect des dispositions de l’accord de paix de Dayton, estime le président bosniaque Alija Izetbegovic.«L’accord a encore une chance, mais il est à un moment critique», affirme-t-il dans une lettre adressée aux gouvernements des pays de l’Union européenne et des Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).Alija Izertbegovic ne ménage pas ses critiques dans cette lettre rendue publique à Sarajevo, et presse la communauté internationale de «cesser tout soutien à ceux qui sont responsables des problèmes».Les dirigeants de la Republika Srpska, l’entité des Serbes de Bosnie, portent une lourde responsabilité dans l’échec du volet civil de l’accord...