Une dizaine de policiers étaient posés samedi matin près de la mission diplomatique qui demeure fermée au public depuis le verdict rendu le 10 avril par le tribunal de Berlin qui avait mis en cause l’Etat iranien dans l’assassinat d’opposants kurdes en 1992 dans l’ancienne capitale du Reich.
Les manifestants, qui observaient depuis mercredi un sit-in devant les locaux de l’ambassade dans le centre de Téhéran, ont mis fin à leur mouvement vendredi à la suite des appels lancés par les autorités.
Les protestataires accusaient «des firmes allemandes d’avoir fourni des armes chimiques à Bagdad durant le conflit irano-irakien» et réclamaient qu’elles soient poursuivies en justice.
Les autorités iraniennes ont affirmé qu’elles préparaient les dossiers pour traduire en justice 24 firmes allemandes ainsi que quatre de leurs responsables accusés d’avoir aidé l’Irak à se procurer des armes chimiques.
«Les investigations sont presque finies et les plaintes seront déposées devant un tribunal dans un avenir proche», avait indiqué le chef du pouvoir judiciaire iranien, l’ayatollah Mohammad Yazdi.
Bonn a rejeté les accusations iraniennes et indiqué que des enquêtes et des poursuites avaient déjà eu lieu en Allemagne contre des entreprises accusées d’avoir eu ce type d’activités.
D’autre part, le ministère iranien des Affaires étrangères s’est félicité du retour des ambassadeurs d’Australie et de Nouvelle-Zélande à Téhéran, a rapporté l’agence officielle IRNA.
«Nous estimons que la démarche de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande est positive», a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, M. Mahmoud Mohammadi, cité par l’agence.
M. Mohammadi a ajouté que ces deux pays «ont ainsi montré à l’Iran qu’ils avaient dissocié leurs intérêts des rumeurs et des complots américano-sionistes».
L’Australie et la Nouvelle-Zélande avaient suivi l’exemple des pays de l’Union européenne qui avaient décidé, la semaine dernière, de rappeler leurs ambassadeurs en poste en Iran et de suspendre leur «dialogue critique» avec Téhéran.


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