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Actualités - Chronologie

La majorité plaide en faveur de législatives anticipées

PARIS, 20 Avril (AFP), — Les responsables des deux principaux groupes parlementaires français plaident pour l’accélération du calendrier électoral, tandis que le président Jacques Chirac mûrit une décision sur d’éventuelles élections législatives anticipées.
L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale semblait plus imminente que jamais, le président du groupe gaulliste (RPR) à l’Assemblée nationale, Michel Péricard, l’estimant «l’hypothèse la plus probable», et le quotidien populaire «France-Soir» estimant d’ores et déjà que c’est «comme si Chirac avait dit oui».
Les journaux «Libération» et «Le Monde» estimaient que l’annonce pourrait être faite dès lundi, en tout état de cause avant jeudi, ce qui signifierait, selon les règles constitutionnelles, un scrutin organisé au plus tard les 1er et 8 juin.
Pendant que les rumeurs s’emballent, les leaders de la majorité fournissent de plus en plus d’arguments au président Chirac pour avancer des élections normalement prévues pour mars 1998.
M. Péricard, interrogé sur la radio privée Europe Un, a estimé que la France, confrontée à un «blocage» de la société, avait besoin d’un «signal fort», pour «donner à la fois la parole à l’opinion publique et permettre de débloquer la réforme qui est indispensable, qui est vitale pour notre pays et qui est refusée par un certain nombre de petits groupes».
La veille, Gilles de Robien, le président du groupe UDF (droite libérale), le deuxième partenaire de la majorité, avait déclaré qu’il «faut peut-être anticiper», «parce qu’on s’aperçoit qu’il y a des conservatismes, des rigidités, des décisions qui sont arrêtées (...) attendant l’issue d’élections législatives».
Plusieurs grands patrons partagent cet avis, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, Lucien Rebuffel, jugeant «opportunes» des élections anticipées, «sinon on va se traîner de mois en mois avec une morosité dans les esprits».
Un ancien membre du conseil de la politique monétaire de la Banque de France, Jean Boissonnat, a pour sa part justifié une éventuelle dissolution de l’Assemblée dans une perspective européenne. Elle permettrait au gouvernement de s’atteler à la réduction des déficits publics, nécessaire pour le passage à l’euro, sans se préoccuper du coût électoral de mesures permettant les économies de 40 milliards de FF (près de 6,9 milliards de dollars) selon lui nécessaires.
Le quotidien conservateur «Le Figaro» estime que la majorité fera campagne sur le thème du «passage à la monnaie unique et nouvel élan dans les réformes», mais d’ores et déjà la Bourse a réagi avec inquiétude à la perspective d’une instabilité politique, son principal indice perdant 2,59%. La perspective d’une éventuelle victoire de l’opposition de gauche, divisée sur la question européenne, est, notamment, une source d’inquiétude pour les opérateurs.
Confrontés à la perspective d’une bataille électorale que les sondages, contradictoires, annoncent serrée, les leaders de l’opposition multiplient les déclarations affirmant qu’ils sont «prêts», tout en dénonçant cette «opération politicienne».
Le secrétaire national du PCF Robert Hue, dont l’opposition à l’euro est une divergence essentielle avec les socialistes, a déjà revendiqué une place pour les communistes en cas de renversement de majorité, estimant que «pour faire vraiment une politique de gauche, il faut des ministres communistes».
A l’autre extrême du spectre politique, le Front national (FN, extrême droite) a dénoncé «une manœuvre profondément anormale». «Nous ne sommes pas prêts mais nous ferons contre mauvaise fortune bon cœur avec nos pitoyables moyens», a expliqué le président du Front national Jean-Marie Le Pen.
Les sondages laissent prévoir le gain d’un siège pour le FN, alors que M. Le Pen avait remporté 15% des voix à l’élection présidentielle de 1995.
PARIS, 20 Avril (AFP), — Les responsables des deux principaux groupes parlementaires français plaident pour l’accélération du calendrier électoral, tandis que le président Jacques Chirac mûrit une décision sur d’éventuelles élections législatives anticipées.L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale semblait plus imminente que jamais, le président du groupe gaulliste (RPR) à l’Assemblée nationale, Michel Péricard, l’estimant «l’hypothèse la plus probable», et le quotidien populaire «France-Soir» estimant d’ores et déjà que c’est «comme si Chirac avait dit oui».Les journaux «Libération» et «Le Monde» estimaient que l’annonce pourrait être faite dès lundi, en tout état de cause avant jeudi, ce qui signifierait, selon les règles constitutionnelles, un scrutin organisé au...